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5 novembre 2018 - Mis à jour le 6 novembre 2018

RSF et une coalition d'ONG exigent la libération du journaliste chinois Huang Qi

PHOTO: FRED DUFOUR / AFP
Reporters sans frontières (RSF) et plusieurs organisations de défense des droits humains exigent la libération immédiate du journaliste et militant des droits humains Huang Qi, prix RSF, qui risque de mourir en détention.

Dans une lettre publiée aujourd’hui, Reporters sans frontières (RSF) et une coalition d’organisations de défense des droits humains appellent le gouvernement chinois à libérer immédiatement Huang Qi, prix RSF 2004 et fondateur du site d’information 64 Tianwang, prix RSF 2016. Le journaliste, détenu sans jugement depuis deux ans au centre pénitentiaire de Mianyang (Sichuan) pour “divulgation de secrets d'État à l'étranger”,  a vu sa santé se dégrader au point que ses proches craignent désormais pour sa vie.


Depuis le début de sa détention, Huang Qi est victime de violences et de refus de soins destinés à le forcer à plaider coupable. Ces mauvais traitements sont d’autant plus graves que le journaliste est gravement malade des reins, du coeur et du foie, séquelles de huit années de prison et de camps de travail purgées lors des décennies précédentes. Il risque, s’il n’est pas libéré, de connaître le même sort que le prix Nobel de la paix et prix RSF Liu Xiaobo et le blogueur Yang Tongyan, morts l’an dernier de cancers non soignés en détention.


Le collectif est formé des associations suivantes: Amnesty International, Association of Taiwan Journalists, China Human Rights Lawyers Concern Group, Chinese Human Rights Defenders, Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH), Freedom House, Frontline Defenders, Human Rights Watch, International Service for Human Rights, Organisation Mondiale Contre la Torture, Reporters sans frontières (RSF), Safeguard Defenders, Taiwan Association of Human Rights et The Rights Practice.


La Chine est une des plus grandes prisons du monde avec plus de 60 journalistes professionnels et non-professionnels derrière les barreaux. Dans le Classement mondial de la liberté de la presse 2018 publié par RSF, le pays stagne au 176e rang sur 180.


Voir la lettre conjointe dans son intégralité ci-dessous