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28 septembre 2021 - Mis à jour le 1 octobre 2021

RSF appelle à la libération de la journaliste d'investigation chinoise Huang Xueqin

Reporters sans frontières (RSF) appelle à la libération immédiate de la journaliste d’investigation chinoise Huang Xueqin, arrêtée la semaine dernière dans la ville de Guangzhou et actuellement détenue à l’isolement.

La journaliste indépendante Huang Xueqin (Sophia Huang), célèbre pour son implication dans le mouvement « Me too » en Chine, a été arrêtée le 19 septembre 2021 dans la ville de Guangzhou (sud), en compagnie du militant syndical Wang Jianbing, pour « subversion du pouvoir de l'État ». La journaliste de 33 ans, qui se préparait à quitter la Chine pour étudier au Royaume-Uni, a semble-t-il été placée en « résidence surveillée dans un lieu désigné » (RSDL), un terme qui désigne la détention à l’isolement dans les « prisons noires » du régime et s’accompagne souvent d’actes de torture.


« Huang Xueqin est une journaliste reconnue qui n’a fait que servir l’intérêt du public chinois en enquêtant sur des sujets de société, et il est tout bonnement ridicule de la suspecter de subversion », s’indigne le directeur du bureau Asie de l'Est de RSF, Cédric Alviani, qui appelle à « sa libération immédiate ainsi que celle de tous les autres journalistes et défenseurs de la liberté de la presse sous les verrous en Chine. »


En 2019, Huang Xueqin avait déjà été arrêtée sous l’accusation d’avoir « attisé des querelles et provoqué des troubles » après avoir couvert les manifestations prodémocratie à Hong Kong et avait été libérée sous caution après trois mois de détention.


La Chine, plus grande prison au monde pour les journalistes avec au moins 122 détenus, stagne au 177e rang sur 180 pays dans le Classement mondial de la liberté de la presse établi par RSF en 2021.