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20 août 2013 - Mis à jour le 20 janvier 2016

La série noire continue: quatrième assassinat dans le sud du pays


Reporters sans frontières et l’Observatoire des journalistes du Cerigua (Centre de rapports informatifs sur le Guatemala) condamnent le meurtre du journaliste Carlos Alberto Orellana Chávez, le 19 août 2013, à cinquante kilomètres de Mazatenango, capitale de la province du Suchitepéquez (sud du pays). “L’assassinat de Carlos Alberto Orellana Chávez porte à quatre le nombre de journalistes tués en moins de six mois au Guatemala. Cette vague de violence sans précédent contre les professionnels des médias est très inquiétante. Reporters sans frontières exhorte les autorités à prendre les mesures nécessaires afin de faire toute la lumière sur ces quatre assassinats. La piste professionnelle ne doit nullement être écartée par les enquêteurs,” a déclaré l’organisation. Le corps de Carlos Alberto Orellana Chávez a été retrouvé au milieu de la route, sur le chemin qui mène à son lieu de travail. Son véhicule ainsi que son portefeuille contenant ses papiers d’identité et de l’argent ont été retrouvés. Les enquêtes préliminaires suggèrent que le journaliste aurait été séquestré avant d’être tué. Le meurtre de Carlos Alberto Orellana Chávez a eu lieu une semaine seulement après la tentative d’assassinat perpétuée à l’encontre du journaliste Fredy Rodas de la radio La Sonora, également à Mazatenango. L’état de santé du reporter est désormais stable, et les forces de l’ordre ont appréhendé l’auteur présumé de l’agression. Carlos Alberto Orellana Chávez, âgé de 66 ans, animait le journal télévisé de la chaine câblée Optimo 23. Il avait également occupé la fonction de directeur de Radio Victoria “La Venadita” pendant 25 ans, et avait été maire Mazatenango de 2000 à 2004. Son assassinat fait suite aux homicides de Jaime Napoleón Jarquín Duarte, 63 ans, et Luis Alberto Lemus Ruano dans le département du Jutiapa en mars et avril 2013, ainsi que de Luis de Jesús Lima, 68 ans, le 7 août dernier, dans la province de Zacapa. Outre leurs activités journalistiques, ces doyens de la profession participaient activement à la vie syndicale et municipale locale. Les enquêtes n’ayant pas permis à ce jour de déterminer les circonstances réelles des assassinats, la déclaration du ministre de l’Intérieur Mauricio López Bonilla selon laquelle les récentes attaques contre les journalistes étaient mues par des motifs d’ordres personnels pousse Reporters sans frontières à réitérer sa demande aux autorités de ne pas négliger la piste professionnelle. Photo: El País Slideshow: ipys.org