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29 mars 2004 - Mis à jour le 20 janvier 2016

Khawar Mehdi Rizvi libéré sous caution


"Je n'ai pas violé la loi. J'ai seulement fait mon travail de journaliste (...). Je veux remercier tous ceux, et notamment mes collègues journalistes, qui se sont mobilisés pour ma libération", a déclaré Khawar Mehdi Rizvi à Reporters sans frontières à sa sortie de prison
Dans l'après-midi du 29 mars 2004, le journaliste pakistanais Khawar Mehdi Rizvi est sorti de la prison de Quetta (Sud-Ouest). Il a été accueilli par son frère, son avocat et des journalistes auxquels il a réaffirmé son innocence. Khawar Mehdi Rizvi a déclaré à Reporters sans frontières : "Je veux remercier tous ceux, et notamment mes collègues journalistes, qui se sont mobilisés pour ma libération. Je mesure maintenant l'importance de la liberté de la presse et de ce combat. Je veux continuer mon travail de journaliste avec plus de courage et plus d'exigence (…). Je n'ai pas violé la loi. J'ai seulement voulu apporter la vérité aux gens. Toutes les accusations qui pèsent contre moi sont sans fondement." Malgré sa libération sous caution par la Cour spéciale antiterroriste de Quetta, Khawar Mehdi Rizvi reste poursuivi pour "conspiration" et "sédition". Il devra se présenter à chacune des audiences du procès. Reporters sans frontières demande au gouvernement pakistanais d'abandonner les charges qui pèsent contre le journaliste. ________________________________________________________________ 27 mars 2004 Le 27 mars 2004, la Cour spéciale pour la suppression du terrorisme de Quetta a ordonné la libération sous caution du journaliste pakistanais Khawar Mehdi Rizvi. Le procureur ne s'est pas opposé à cette décision. L'avocat et le frère du journaliste tentaient de réunir les documents et les deux cent mille roupies (trois mille euros) nécessaires pour assurer sa libération le 29 mars. Khawar Mehdi Rizvi reste inculpé de "conspiration" et "sédition". Il devra se présenter à chacune des audiences du procès. Mais il pourra résider à Islamabad. Reporters sans frontières se félicite de cette décision de la Cour antiterroriste de Quetta et demande au gouvernement d'abandonner les charges qui pèsent contre le journaliste. " Une injustice a été effacée. Un journaliste pakistanais respecté était emprisonné alors que ses deux collègues français avaient été condamnés à une simple amende. Maintenant, nous vous demandons de bien vouloir considérer une annulation des poursuites ", a écrit l'organisation dans une lettre adressée au ministre fédéral de l'Intérieur. Plus de 3 000 journalistes et professionnels des médias ont déjà signé une pétition internationale lancée par le Comité de soutien à Khawar Mehdi sur le site www.freekhawar.org. Résumé de l'affaire : Après plus de quarante jours de détention au secret et de torture aux mains des services secrets militaires, les autorités pakistanaises ont inculpé, le 25 janvier 2004, Khawar Mehdi Rizvi, collaborateur de l'hebdomadaire français L'Express, de "sédition" et "conspiration". Les autorités lui reprochent d'avoir organisé pour les journalistes français un faux reportage sur les activités de groupes armés taliban à la frontière avec l'Afghanistan. Les trois journalistes avaient été arrêtés le 16 décembre 2003 à Karachi.