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22 juin 2016 - Mis à jour le 28 juin 2016

Ban Ki-moon (ONU) souhaite la “libération rapide” du représentant de RSF en Turquie

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a exprimé hier sa “grande préoccupation” après l’emprisonnement d’Erol Önderoglu, représentant de Reporters sans frontières (RSF) en Turquie, et de deux de ses collègues, et a souhaité qu’ils soient “rapidement libérés” par les autorités turques.

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Une coalition internationale se met en place pour obtenir la libération d’Erol Önderoglu, réprésentant de RSF en Turquie, de Şebnem Korur Fincancı, présidente de la Fondation pour les Droits humains de Turquie, et de l’écrivain Ahmet Nesin, emprisonnés lundi à Istanbul et poursuivis pour “propagande terroriste”.


Le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon, qui rencontrait mardi 21 juin à New York le secrétaire général de RSF Christophe Deloire, a publié un communiqué exprimant sa “grande préoccupation” et “souhaitant une libération rapide” des 3 défenseurs de la liberté d’informer en Turquie.

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Ban Ki-moon a félicité RSF pour son travail courageux et indispensable pour protéger la liberté de la presse et la liberté d'expression. Il partage la préoccupation exprimée par Christophe Deloire concernant l'accroissement des menaces, attaques et arrestations de journalistes ne faisant que leur travail, et ce dans le monde entier.


Auparavant, plusieurs hauts responsables internationaux ont exprimé leur préoccupation au sujet des arrestations de lundi. Le président du Parlement européen, Martin Schulz, a ainsi twitté: “Le bâillonnement des journalistes par le gouvernement turc se poursuit sans relâche. [Ces arrestations] sont contre les valeurs de l'UE".


Argumentaire également développé par Federica Mogherini, Haute Représentante de l’Union européenne pour les Affaires étrangères, pour qui cet emprisonnement va “à l’encontre de l’engagement de la Turquie à respecter les droits de l’homme, y compris la liberté des médias.”


L’OSCE (Organisation pour la Coopération et la Sécurité en Europe) est allée plus loin encore dans la défense d’Erol Önderoglu et de ses compagnons: “Réduire ces personnes au silence, et réduire ainsi le débat pluraliste, est profondément dommageable non seulement pour elles et leurs proches, mais aussi pour la société dans son ensemble ", a déclaré Dunja Mijatović, représentante de l'OSCE pour la liberté des médias. «Les autorités doivent abandonner les charges et cesser d'utiliser l'emprisonnement comme moyen de lutter contre les voix différentes.”


Dans un tweet, le Commissaire aux droits humains du Conseil de l’Europe Nils Muiznieks s’est dit “consterné” et a annoncé son intention de "soulever la question” auprès des autorités turques.


La Turquie occupe la 151e place sur 180 dans le Classement 2016 de la liberté de la presse, publié par RSF.