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29 mars 2002 - Mis à jour le 20 janvier 2016

Annulation de la décision de suspendre Gun-tv


Le 29 mars 2002, a été annulée la décision de suspendre Gun-tv pour un an.
Le 29 mars 2002, la décision de suspendre pour un an la chaîne de télévision Gun-tv a été annulée. Le tribunal a estimé que les chansons en kurde qu'elle avait diffusées et pour lesquelles elle devait être sanctionnée n'étaient pas de caractère "séparatiste". ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------ 22.03.2002 - Une chaîne de télévision condamnée à un an d'écran noir Dans une lettre adressée à Nuri Kayis, président du Haut Conseil turc de la Radio et de la Télévision (RTÜK), Reporters sans frontières (RSF) s'est indignée de la condamnation de la chaîne de télévision Gun-tv à un an d'écran noir pour diffusion de chansons en langue kurde. Cette décision a été suspendue "provisoirement", le 22 mars 2002, par le Tribunal administratif n°8 d'Ankara. "Cette "sanction" est, ni plus ni moins, une fermeture autoritaire d'un média, pour diffusion d'une musique "interdite". La répression de la libre expression n'a jamais été aussi grave en Turquie, au moment où des réformes sont censées être mises en œuvre pour rapprocher la Turquie de l'Union européenne et de ses standards en matière de droits de l'homme!", s'est indigné Robert Ménard, secrétaire général de Reporters sans frontières. "Si cette condamnation devait être confirmée, ainsi que plusieurs autres frappant régulièrement les médias dans le sud-est du pays, elle confirmerait que les engagements turcs sont de pure façade, et que le régime durcit encore la répression. Nous vous demandons de revenir sur cette décision manifestement disproportionnée", a ajouté M. Ménard dans sa lettre. D'après les informations recueillies par Reporters sans frontières, la chaîne de télévision Gun-tv a été condamnée à un an d'écran noir pour diffusion de chansons en langue kurde. Cette décision a été suspendue "provisoirement", le 22 mars 2002, par le Tribunal administratif n°8 d'Ankara. Le sud-est de la Turquie, à majorité kurde, est régi par des "lois d'exception" particulièrement répressives pour la presse et les médias audiovisuels. Les sanctions du RTÜK se sont multipliées ces derniers mois à l'encontre des médias utilisant la langue kurde.