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3 juin 2019

58 journalistes ouïghours détenus en Chine

L’ONG Uyghur Human Rights Project a récemment révélé que 58 journalistes originaires du Xinjiang étaient détenus en Chine, ce qui porte à 111 le nombre total de journalistes emprisonnés dans le pays selon le décompte de Reporters sans frontières (RSF).

L’ONG Uyghur Human Rights Project (UHRP), qui fait partie de la Uyghur American Association (UAA), a récemment révélé la détention en Chine de 58 journalistes, rédacteurs et éditeurs originaires de la région du  Xinjiang (nord-ouest), ce qui porte à 111 le nombre total de journalistes emprisonnés dans le pays selon le décompte de Reporters sans frontières (RSF).


« Ce rapport, publié en dépit du blocus médiatique imposé par Pékin, montre l'ampleur des violations de la liberté de la presse dans la région du Xinjiang, déclare Cédric Alviani, responsable du bureau Asie de l'Est de RSF, qui appelle les autorités chinoises à « libérer immédiatement tous les journalistes et travailleurs des médias emprisonnés dans le pays. »


Au cours des deux dernières années, la répression systématique exercée par les autorités chinoises sur la population musulmane turcophone du Xinjiang a entraîné la détention arbitraire de 1,5 million de personnes.


Le journaliste-citoyen ouïghour Ilham Tohti et sa webmestre Gulmira Imin purgent tous deux une peine d'emprisonnement à perpétuité pour "séparatisme”. En août dernier, Megha Rajagopalan, la directrice du bureau de Pékin de Buzzfeed a été expulsée pour un reportage sur la région du Xinjiang.


La Chine a encore chuté à la 177ème place sur 180 dans le Classement mondial RSF de la liberté de la presse 2019.