Zambie

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Les médias indépendants sous pression

Depuis la réélection d’Edgar Lungu à la tête de la Zambie en 2016, le regain des tensions politiques internes a été prétexte à une restriction draconienne de la liberté d’information, jusqu’au musèlement de la presse indépendante. Le plus grand journal indépendant du pays, The Post, a ainsi été fermé la même année par les autorités, et les membres de sa rédaction ont été arrêtés. Plusieurs radios et télévisions se sont également vu retirer leur licence. Le gouvernement zambien utilise des excuses de nature économique (défaut de paiement des impôts pour The Post) ainsi que diverses lois sur la diffamation et la sédition pour poursuivre les journalistes. En 2018, un rédacteur en chef a été condamné à 18 mois de prison pour outrage à magistrat, plusieurs journalistes ont été agressés, notamment en marge des élections partielles, et plusieurs responsables politiques du parti au pouvoir ont menacé de faire fermer les médias qui ne couvriraient pas “justement” le président. Le gouvernement a également annoncé son intention de taxer les appels téléphoniques passés gratuitement sur les réseaux sociaux, largement utilisés par les journalistes et les blogueurs du pays. La montée des intimidations, des agressions et des poursuites contribue à accroître l’autocensure. La loi sur l’accès à l’information promise n’a toujours pas été adoptée.

119
au Classement mondial de la liberté de la presse 2019

Classement

-6

113 en 2018

Score global

+1,02

35,36 en 2018

  • 0
    journalistes tués en 2019
  • 0
    journalistes citoyens tués en 2019
  • 0
    collaborateurs tués en 2019
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