Seychelles

Seychelles

Préserver à tout prix l’image du paradis

Aux Seychelles, la pluralité de la presse et son financement sont limités par la taille et la démographie de l’archipel. Les réflexes d’autocensure liés à des décennies de régime unique communiste et d’un contrôle étroit de la presse se dissipent peu à peu, faisant place à une diversité d’opinions et à une plus grande liberté éditoriale pour les journalistes. Le gouvernement garde cependant la mainmise sur la seule chaîne de télévision du pays et sur les deux radios qu’il possède. Les médias privés, souvent engagés politiquement, ont tendance à délivrer une information orientée. Les autorités cherchent avant tout à protéger l'image de paradis touristique du pays, rendant très difficile le traitement critique des sujets qui y sont liés. La loi sur l’accès à l’information adoptée en 2018 par l’Assemblée nationale ne devrait pas faciliter le travail des journalistes sur les sujets les plus sensibles, car elle comprend de nombreuses limites exemptant les agents des services publics de les divulguer lorsque la sécurité nationale ou le modèle économique du pays sont en jeu. Bien que le pays soit doté de strictes lois sur la diffamation, celles-ci n’ont pas été utilisées depuis longtemps et on ne recense pas d'exactions contre les journalistes.

69
au Classement mondial de la liberté de la presse 2019

Classement

+16

85 en 2018

Score global

+0,76

30,17 en 2018

  • 0
    journalistes tués en 2019
  • 0
    journalistes citoyens tués en 2019
  • 0
    collaborateurs tués en 2019
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