Oman

Oman

Une absence de pluralisme

Malgré une uniformité du paysage médiatique et une unanimité apparente, l'autocensure est la règle dans ce sultanat paisible, où les critiques du sultan Haïtham ben Tariq ou de son cousin et prédécesseur Qabus Ibn Saïd (décédé au début de l'année 2020 après 50 ans de règne) ne sont pas admises. Accusés d’insultes au chef de l’État, à la culture ou aux mœurs du pays, ou d’incitation à des rassemblements illégaux et de troubles à l’ordre public, les journalistes et citoyens sont souvent interpellés, parfois détenus au secret et condamnés à de lourdes peines de prison. La presse indépendante est, elle aussi, prise pour cible dès lors qu’elle s’intéresse d’un peu trop près à des sujets sensibles, tels la corruption au sein de la justice omanaise. En 2016, les rares journaux indépendants et critiques, Azamn, Al-Balad, et le magazine en ligne Al-Mowaten ont été fermés de force ou ont dû suspendre leurs activités à la suite de pressions politiques. En 2017, les autorités ont maintenu la fermeture d'Azamn, alors qu'une cour d'appel avait ordonné la réouverture du média fin 2016.

133
au Classement mondial de la liberté de la presse 2021

Classement

+2

135 en 2020

Score global

+0,05

43,42 en 2020

Contacts

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