Niger

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Inquiétante érosion de la liberté de la presse

Dans un contexte international marqué par la lutte contre le terrorisme, la situation de la liberté de l’information au Niger s’est particulièrement dégradée depuis 2015. Arrestations de journalistes et entraves à l’exercice du métier ont été relevées à l’approche de l’élection présidentielle de février 2016. L’accès aux réseaux sociaux comme Facebook et WhatsApp, ainsi que l’envoi de SMS, avaient alors été bloqués pendant près de trois jours. Les journalistes continuent d’être jugés et emprisonnés sur la base des articles du code pénal et non sur celle de la loi sur la presse qui dépénalise les délits de presse. Un journaliste réputé pour son professionnalisme et sa vision critique de la gestion des affaires publiques avait été condamné en juillet 2017 à deux ans de prison ferme et à 10 ans de privation de droits civils et politiques. D’autres journalistes critiques font également l’objet de harcèlement sur Internet et se sont vus retirer leurs accréditations. Pour pallier la précarité économique des médias, le gouvernement peine encore à faciliter l’accès des médias privés à la publicité et fournir un véritable service public à la population nigérienne.

63
au Classement mondial de la liberté de la presse 2018

Classement

-2

61 en 2017

Score global

+0,19

27,21 en 2017

  • 0
    journalistes tués en 2018
  • 0
    journalistes citoyens tués en 2018
  • 0
    collaborateurs tués en 2018
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