Inde

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Le nationalisme de Modi, première menace sur la liberté de la presse

Les nationalistes hindous conduisent de véritables purges de toute pensée « anti-nationale » qu'ils pourraient trouver dans le débat public. L'autocensure se répand dans la presse grand public tandis que les journalistes sont de plus en plus souvent victimes de campagnes de dénigrement en ligne par les éléments les plus radicaux des nationalistes, qui n'hésitent pas à les vilipender, voire à les menacer de représailles physiques. Les poursuites en justice sont également utilisées pour museler les journalistes trop critiques à l'encontre du gouvernement, en vertu notamment de la section 124A du code pénal qui punit de la prison à perpétuité les personnes reconnues coupables de « sédition ». Aucun journaliste n'a encore été condamné pour ce motif mais la simple menace d'accusation suffit à instaurer cette autocensure. Le gouvernement de Narendra Modi a par ailleurs instauré de nouvelles régulations en matière de financement étranger pour limiter l'influence de médias ou de groupes internationaux. La couverture de régions jugées sensibles par le pouvoir, comme le Cachemire, demeure par ailleurs très difficile. Il n’existe aucun dispositif de protection des journalistes. Au premier jour des manifestations qui ont frappé le Cachemire au début du mois de juillet 2016, l'Internet mobile a été coupé par les militaires et continue d'être régulièrement interrompu afin d'empêcher les communications entre manifestants ainsi que la couverture des violences par la presse et les citoyens. Les journalistes travaillant pour les quotidiens locaux sont, quant à eux, la cible fréquente de violences de la part des forces militaires qui agissent avec le blanc-seing de New Delhi.

136
au Classement mondial de la liberté de la presse 2017

Classement

-3

133 en 2016

Score global

+0,23

43,17 en 2016

  • 4
    journalistes tués en 2017
  • 0
    journalistes citoyens tués en 2017
  • 0
    collaborateurs tués en 2017
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