Guyana

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Une indépendance fragile

Bien que la Constitution de Guyana garantisse la liberté d’expression et le droit à l’information, l’arsenal juridique du pays en matière de liberté de la presse est faillible. Les autorités s’appuient régulièrement sur plusieurs textes législatifs, dont des lois anti-diffamation ouvrant la voie à des amendes et des peines allant jusqu'à deux ans d’emprisonnement, afin de réduire les journalistes d’opposition au silence. Certaines clauses d’un projet de loi sur la cybercriminalité adopté en juillet ont été amendées après que RSF a dénoncé des mesures potentiellement menaçantes pour la liberté de la presse. Ces clauses auraient pu justifier des actions en justice contre des journalistes pour avoir publié des informations critiques sur le gouvernement ou émanant de sources confidentielles. Malgré ces amendements, la loi reste imparfaite. D’autre part, l’organe de régulation des médias est composé de membres désignés directement par le président, qui peuvent donc entraver directement la liberté de certaines rédactions en les privant de leur licence de diffusion. Les diffuseurs du pays n’ont par ailleurs pas été associés à de récentes consultations visant à améliorer l’industrie de la radiodiffusion. Les journalistes sont, eux, toujours confrontés au harcèlement à travers des procès, des suspensions et des intimidations.

51
au Classement mondial de la liberté de la presse 2019

Classement

+4

55 en 2018

Score global

+0,38

26,25 en 2018

Contacts

  • 0
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