COLLATERAL FREEDOM

Reporters sans frontières débloque 24 sites censurés

A l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre la cybercensure, les internautes du monde entier pourront accéder librement et gratuitement à Ozguruz, le site du journaliste Can Dundar (Turquie), Azathabar (Turkmenistan), Meydan (Azerbaïdjan), Dohanews (Qatar) et Alqst (Arabie saoudite).


Comment RSF déjoue la censure ?


L'opération #CollateralFreedom permet de contourner la censure technologique grâce à un dispositif original fondé sur la technique du "miroir", consistant à dupliquer les sites censurés et à en héberger des copies sur des serveurs de "géants" du web. Impossible pour les autorités de censurer ces sites sans couper l'accès aux "géants" et créer un veritable dommage collateral.

Aidez-nous à déjouer la censure sur Internet !
Pour maintenir les « sites miroirs » accessibles, RSF utilise une bande passante qui s’épuisera avec la fréquentation des sites. En faisant un don, chaque internaute contribue au financement de cette bande passante pour prolonger l’accès aux sites débloqués. Nouveau : RSF met à disposition "Censorship detector", une extension permettant d'accéder aux sites dans les pays où ils sont censurés (via Google Chrome ou FireFox).

Les 15 pays ennemis d'internet

Gros plan sur la censure

Chine

Censure massive de sites étrangers, espionnage des cyberdissidents, utilisation des réseaux sociaux au service de la propagande, “autodafés numériques” de sites ouïghours, la Chine reste l’un des Etats qui ont mis en place les systèmes de censure et de surveillance du Net les plus sophistiqués au monde. L’ensemble des outils mis en place pour filtrer et surveiller Internet en Chine est connu sous le nom de « Great Firewall of China ». Lancé en 2003, ce système permet de filtrer l’accès aux sites étrangers, de bloquer des mots clés tels que « droits de l’homme », « Tian’anmen » ou « Liu Xiaobo ». Des moyens de surveillance sont intégrés dans les réseaux sociaux chinois ou services de chat (Sina Weibo QQ) et de VoIP. Les entreprises privées sont directement chargées par les autorités chinoises d’assurer la censure sur leur réseau. Dans certaines régions du Tibet et du Xinjiang, la vitesse de débit du Web serait plus de deux fois plus lente que dans les grandes villes côtières. Pourtant, la croissance fulgurante du Web participatif, et ses effets sur les débats sociaux et politiques, complique chaque jour un peu plus la tâche des censeurs. L’intensification du contrôle et de la répression à l’encontre des net-citoyens et de leurs outils en ligne est symptomatique de la nervosité du régime.

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au Classement mondial de la liberté de la presse 2017
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Sites débloqués par RSF