COLLATERAL FREEDOM

Reporters sans frontières débloque 24 sites censurés

A l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre la cybercensure, les internautes du monde entier pourront accéder librement et gratuitement à Ozguruz, le site du journaliste Can Dundar (Turquie), Azathabar (Turkmenistan), Meydan (Azerbaïdjan), Dohanews (Qatar) et Alqst (Arabie saoudite).


Comment RSF déjoue la censure ?


L'opération #CollateralFreedom permet de contourner la censure technologique grâce à un dispositif original fondé sur la technique du "miroir", consistant à dupliquer les sites censurés et à en héberger des copies sur des serveurs de "géants" du web. Impossible pour les autorités de censurer ces sites sans couper l'accès aux "géants" et créer un veritable dommage collateral.

Aidez-nous à déjouer la censure sur Internet !
Pour maintenir les « sites miroirs » accessibles, RSF utilise une bande passante qui s’épuisera avec la fréquentation des sites. En faisant un don, chaque internaute contribue au financement de cette bande passante pour prolonger l’accès aux sites débloqués. Nouveau : RSF met à disposition "Censorship detector", une extension permettant d'accéder aux sites dans les pays où ils sont censurés (via Google Chrome ou FireFox).

Les 15 pays ennemis d'internet

Gros plan sur la censure

Iran

Bien que l’Iran travaille toujours à la mise en place d’un Internet national (Internet halal), les autorités continuent de développer les infrastructures internet dans le pays, pour des raisons économiques. D’après les chiffres officiels, avec un taux de pénétration Internet de 49,13% et 36 millions d’internautes, l’Iran est l’un des pays les plus connectés de la région. Ainsi, au cours de l’année dernière, l’importation des matériels informatiques et des téléphones portables en provenance de Chine (2 320 632 968) et des Emirats arabes unis (1 590 540 625) s’élevait à plus trois milliards de dollars, selon les chiffres officiels de la chambre de commerce de Téhéran. De très nombreux sites d’information, pour la plupart proches des réformateurs mais même des médias conservateurs sont bloqués. Les raisons invoquées sont souvent les mêmes : publicité contre le régime, publication immorale, atteintes à la sécurité nationale ou insulte envers le sacré . Des objectifs avant tout politiques : pour rappel, il est plus facile en Iran d’accéder à du contenu pornographique qu’à des sites d’information indépendants. Selon les information publiées par les médias officiels du régime, à ce jour plus de 50 net-citoyens ont été arrêtés, une vingtaine a été condamnée à des peines allant de un à huit ans de prison ferme. Ces arrestations sont principalement le fait des Gardiens de la révolution avec lesquels la justice iranienne, à la solde du Guide Suprême Ali Khamenei, collabore.

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au Classement mondial de la liberté de la presse 2017
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Site débloqué par RSF