COLLATERAL FREEDOM

Reporters sans frontières débloque 24 sites censurés

A l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre la cybercensure, les internautes du monde entier pourront accéder librement et gratuitement à Ozguruz, le site du journaliste Can Dundar (Turquie), Azathabar (Turkmenistan), Meydan (Azerbaïdjan), Dohanews (Qatar) et Alqst (Arabie saoudite).


Comment RSF déjoue la censure ?


L'opération #CollateralFreedom permet de contourner la censure technologique grâce à un dispositif original fondé sur la technique du "miroir", consistant à dupliquer les sites censurés et à en héberger des copies sur des serveurs de "géants" du web. Impossible pour les autorités de censurer ces sites sans couper l'accès aux "géants" et créer un veritable dommage collateral.

Aidez-nous à déjouer la censure sur Internet !
Pour maintenir les « sites miroirs » accessibles, RSF utilise une bande passante qui s’épuisera avec la fréquentation des sites. En faisant un don, chaque internaute contribue au financement de cette bande passante pour prolonger l’accès aux sites débloqués. Nouveau : RSF met à disposition "Censorship detector", une extension permettant d'accéder aux sites dans les pays où ils sont censurés (via Google Chrome ou FireFox).

Les 15 pays ennemis d'internet

Gros plan sur la censure

Emirats Arabes Unis

Aux Émirats arabes unis, c’est l’Autorité de régulation des télécommunications (TRA) qui décide des informations qui peuvent ou non être publiées sur le Web émirati. La liste des sites bloqués est longue ; celle des critères sur lesquels s’appuie le blocage des contenus l’est tout autant : “contraires à l’éthique et la morale”, “expressions d’une haine des religions”, “risque direct ou indirect pour les internautes”… Qu’ils rapportent des faits ou interrogent l’ordre établi, les médias ont finalement peu de chance d’être lus depuis les Émirats. Et lorsqu’elle le juge nécessaire, la justice n’hésite pas à condamner lourdement. En novembre 2014, le net-citoyen Oussama al-Najjar est condamné à trois ans de prison et à une lourde amende pour s’être exprimé sur Twitter sur la torture infligée aux prisonniers dans les Émirats. Arrêté sans aucun motif officiel, il sera à son tour torturé pendant quatre jours puis condamné, notamment pour offense à l’Etat, incitation à la haine et à la violence et diffusion de fausses informations.

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au Classement mondial de la liberté de la presse 2017
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Site débloqué par RSF