COLLATERAL FREEDOM

Reporters sans frontières débloque 24 sites censurés

A l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre la cybercensure, les internautes du monde entier pourront accéder librement et gratuitement à Ozguruz, le site du journaliste Can Dundar (Turquie), Azathabar (Turkmenistan), Meydan (Azerbaïdjan), Dohanews (Qatar) et Alqst (Arabie saoudite).


Comment RSF déjoue la censure ?


L'opération #CollateralFreedom permet de contourner la censure technologique grâce à un dispositif original fondé sur la technique du "miroir", consistant à dupliquer les sites censurés et à en héberger des copies sur des serveurs de "géants" du web. Impossible pour les autorités de censurer ces sites sans couper l'accès aux "géants" et créer un veritable dommage collateral.

Aidez-nous à déjouer la censure sur Internet !
Pour maintenir les « sites miroirs » accessibles, RSF utilise une bande passante qui s’épuisera avec la fréquentation des sites. En faisant un don, chaque internaute contribue au financement de cette bande passante pour prolonger l’accès aux sites débloqués. Nouveau : RSF met à disposition "Censorship detector", une extension permettant d'accéder aux sites dans les pays où ils sont censurés (via Google Chrome ou FireFox).

Les 15 pays ennemis d'internet

Gros plan sur la censure

Bahreïn

Au Bahreïn, l’Autorité des affaires de l’information (AAI) a acquis dès 2002 le pouvoir de censurer des sites internet. La publication de contenus critiques envers l’islam et le roi, et l’incitation à la violence ou au renversement du régime sont passibles de peines pouvant aller jusqu’à cinq ans de prison. Le gouvernement bahreini contrôle d’autant plus facilement le réseau qu’il est actionnaire majoritaire du principal fournisseur d’accès Internet dans le royaume, Batelco, lequel surveille et filtre le trafic. Bien que les autorités avancent le motif de de la protection des citoyens contre la pornographie, de nombreux sites sont ciblés du fait de leur contenu politique. Depuis les manifestations pro-démocratie de février 2011, plusieurs sites d’information ont été interdits pour avoir publié des articles critiquant le régime, à l’instar du quotidien Al-Quds Al-Arabi ou du Bahrainmirror. La censure en ligne passe aussi par les persécutions des voix dissidentes. A titre d'exemple, le blogueur et défenseur des droits de l’homme Nabeel Rajab, le journaliste Faysal Hayyat ont été arrêtés pour leurs activités de publication en ligne en 2016.

164
au Classement mondial de la liberté de la presse 2017
Voir le classement
Site débloqué par RSF