COLLATERAL FREEDOM

Reporters sans frontières débloque 24 sites censurés

A l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre la cybercensure, les internautes du monde entier pourront accéder librement et gratuitement à Ozguruz, le site du journaliste Can Dundar (Turquie), Azathabar (Turkmenistan), Meydan (Azerbaïdjan), Dohanews (Qatar) et Alqst (Arabie saoudite).


Comment RSF déjoue la censure ?


L'opération #CollateralFreedom permet de contourner la censure technologique grâce à un dispositif original fondé sur la technique du "miroir", consistant à dupliquer les sites censurés et à en héberger des copies sur des serveurs de "géants" du web. Impossible pour les autorités de censurer ces sites sans couper l'accès aux "géants" et créer un veritable dommage collateral.

Aidez-nous à déjouer la censure sur Internet !
Pour maintenir les « sites miroirs » accessibles, RSF utilise une bande passante qui s’épuisera avec la fréquentation des sites. En faisant un don, chaque internaute contribue au financement de cette bande passante pour prolonger l’accès aux sites débloqués. Nouveau : RSF met à disposition "Censorship detector", une extension permettant d'accéder aux sites dans les pays où ils sont censurés (via Google Chrome ou FireFox).

Les 15 pays ennemis d'internet

Gros plan sur la censure

Turkménistan

L’ampleur de la censure d’Internet au Turkménistan est à l’image du régime ultra-autoritaire de Gourbangouly Berdymoukhamedov, 178e sur 180 au Classement mondial 2016 de la liberté de la presse. Le président, qui se fait appeler “Père protecteur” (Arkagad), défend si bien son peuple des influences extérieures qu’à peine 15% de la population avait accès à Internet en 2016. Encore ces pionniers ne surfent-ils que sur une version extrêmement censurée du World Wide Web, baptisée “Turkmenet”. Et lorsqu’ils fréquentent les cybercafés, c’est munis d’une pièce d’identité. L’accès au réseau est rendu difficile par le coût extrêmement prohibitif de la connexion et le monopole absolu de l’opérateur d’Etat TurkmenTelekom. Un monopole qui garantit aux autorités une maîtrise totale du Net : la compagnie contrôle le seul point d’accès au réseau internet mondial et rend inaccessibles tous les sites que le gouvernement lui demande de bloquer. Les motifs demeurent secrets, mais la multitude de sites bloqués laisse imaginer qu’ils sont extrêmement stricts : la plupart des sites d’information indépendants ou étrangers sont censurés, de même que les principales plateformes de blogs. Les géants de l’Internet mondial (Facebook, Twitter, Gmail…) connaissent régulièrement le même sort.

178
au Classement mondial de la liberté de la presse 2017
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Sites débloqués par RSF