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23 décembre 2020 - Mis à jour le 27 janvier 2021

Trois vidéos pour alerter sur la situation de la liberté de la presse au Bélarus

Natalia Lubneuskaya, Ihar Karnei et Marina Zolotova
Alors qu’une répression d’une ampleur sans précédent se poursuit au Bélarus, RSF diffuse des témoignages de journalistes qui luttent pour continuer leur travail d’information.

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Trois journalistes, victimes de la répression qui s’abat sur le Belarus depuis l’élection contestée du 9 août ont accepté de diffuser leurs témoignages, qui illustrent le quotidien des reporters qui couvrent les manifestations pacifiques depuis plus de quatre mois. Natalia Lubneuskaya, reporter pour le site d’information Nacha Niva, Ihar Karnei, journaliste à l’antenne biélorusse de Radio Free Europe et Marina Zolotova, rédactrice en chef du site d’information le plus populaire du pays, TUT.by, tous ont été la cible d’exactions et ont vu leur travail journalistique entravé. Ils ont confié leur récit pour mieux alerter le monde de leur réalité.  

 

“Le policier savait qu’il visait une journaliste” : Natalia Lubneuskaya, reporter pour le site d’information Nacha Niva, a été hospitalisée pendant 38 jours après avoir été touchée par une balle en caoutchouc.

       


Je peux dire maintenant avec certitude qu'une véritable guerre est déclenchée contre les journalistes au Belarus." Ihar Karnei, journaliste à l’antenne biélorusse de Radio Free Europe a été arrêté pendant 10 jours alors qu’il couvrait une manifestation. Il raconte son quotidien en détention, et les violences qu’il a subi.     


“C'est la première fois que nous avons dû faire face à un tel niveau de pression”” : Marina Zolotova, rédactrice en chef du site d’information le plus populaire du pays, TUT.by, qui a perdu son statut de média pendant la répression et dont une journaliste en prison fait l’objet de poursuites pénales, résume la situation.

   

Depuis le 9 août 2020, RSF a enregistré des centaines de violations de la liberté de la presse.  Les journalistes des médias indépendants sont harcelés, arrêtés, subissent des violences et mauvais traitements, parfois de la torture, pour les empêcher de raconter les événements qui secouent le pays. L'organisation a formulé 15 recommandations pour mettre fin à ces multiples exactions.  

 

Dirigé par Alexandre Loukachenko depuis 1994, qui organise sa réélection tous les cinq ans dès le premier tour, le Bélarus occupe la 153e place sur 180 pays au Classement mondial de la liberté de la presse 2020 de RSF.