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23 août 2017 - Mis à jour le 30 avril 2018

RSF exprime ses condoléances à la famille de Kim Wall

Kim Wall / DR
L’enquête confirme que le corps délibérément mutilé repêché dans les eaux danoises est bien celui de la journaliste suédoise Kim Wall, disparue le 10 août à bord du sous-marin artisanal Nautilus. Reporters sans frontières (RSF) déplore la mort de la journaliste et présente ses condoléances à sa famille et à ses collègues.

Actualisation : Peter Madsen a été condamné mercredi 25 avril à une peine de prison à perpétuité pour le meurtre avec préméditation de la journaliste Kim Wall, ainsi que pour sévices sexuels aggravés et atteinte à l’intégrité d’un cadavre. L’accusé peut encore faire appel de ce jugement.


Peter Madsen a changé plusieurs fois sa version des faits. Selon Jakob Buch-Jepsen, le procureur en charge de l’affaire, il est difficile d’imaginer un crime plus grave : « Deux personnes partent en mer. L’une revient. L’autre finit torturée, tuée et démembrée, découverte plus tard, coupée en morceaux. Une affaire tellement horrible et répugnante que, comme procureur, on en perd ses mots. », a déclaré le procureur dans son réquisitoire du lundi 23 avril.



23.08.2017 - Kim Wall, 30 ans, une journaliste indépendante suédoise basée en Chine et aux Etats-Unis, devait écrire un reportage sur le créateur du Nautilus, le plus grand sous-marin artisanal du monde. La journaliste, qui avait notamment travaillé pour le New York Times, le Guardian ou Libé avait embarqué le 10 août dernier sur le bâtiment, accompagnée de son créateur : le Danois Peter Madsen. Elle n’est jamais rentrée. Le sous-marin a coulé, son concepteur a été secouru mais la jeune femme était restée introuvable jusqu’à ce que la police danoise confirme que le corps repêché en mer lundi 21 août est bien celui de la jeune femme. Soupçonné d’homicide involontaire, Peter Madsen a été placé samedi en détention provisoire.

Reporters sans frontières salue la diligence des autorités danoises à mener l’enquête et à élucider le mystère de la disparition de la journaliste. L’organisation fait part de sa profonde tristesse et présente ses condoléances à ses proches et à ses collègues.


Classé 4ème sur 180 pays, le Danemark fait partie des bons élèves du Classement mondial de la liberté de la presse en 2017.