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27 avril 2018 - Mis à jour le 23 août 2019

RSF dénonce une campagne de dénigrement du gouvernement maltais contre les enquêtes journalistiques du “Daphne Project”

La journaliste Daphne Caruana Galizia a été tuée par l'explosion de sa voiture, lundi 16 octobre, à Malte (photo : Matthew Mirabelli / AFP).
En réponse aux révélations de l’enquête journalistique “Daphne Project” sur l’assassinat de Daphne Caruana Galizia, le gouvernement maltais s’est lancé ces derniers jours dans une campagne de dénigrement visant également des proches de la journaliste.

RSF déplore que des enquêtes journalistiques et des demandes légitimes de la famille de la journaliste assassinée Daphne Caruana Galizia trouvent pour réponse un appel à la manifestation initiée par le gouvernement, déclare Christophe Deloire, secrétaire général de RSF. Plutôt que d’appeler à des manifestations contre la famille de la journaliste, RSF souhaite que le gouvernement s’emploie à faciliter la procédure judiciaire en cours et fournisse tous les moyens nécessaires pour faire la lumière sur cet odieux assassinat. La justice maltaise doit également se saisir des informations révélées par ces enquêtes journalistiques.”


Les révélations du “Daphne Project” du consortium de journalistes d’investigation Forbidden Stories, projet lancé avec le soutien de RSF, ont suscité une vive émotion sur l’île et une effervescence au sein de la classe politique. Le Parti travailliste a riposté en se livrant à une campagne agressive via les médias et les réseaux sociaux afin d’obtenir une mobilisation maximale lors des rassemblements du 1er mai contre “le Projet Daphne” et ce qu’il qualifie de “provocation de la famille Caruana Galizia”.


Malte occupe actuellement la 65ème place sur 180 pays au Classement mondial de la liberté de la presse de RSF 2018 accusant un recul de 18 places par rapport à l’année précédente.