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27 septembre 2017

RSF condamne les menaces visant la journaliste de la BBC Laura Kuenssberg

Reporters sans frontières (RSF) condamne les menaces à l’encontre de la journaliste de la BBC Laura Kuenssberg. Des rapports indiquent que la journaliste s’est vue assigner des gardes du corps pour la protéger lors de la couverture du congrès annuel du Parti travailliste qui se tient actuellement à Brighton (Grande-Bretagne).

Depuis l’année dernière, Laura Kuenssberg – la première femme à la tête du service politique de la BBC – subit un torrent de menaces et de harcèlement en ligne en rapport avec ses reportages sur des sujets comme le référendum de l’Union Européenne et l’élection à la direction du Parti travailliste. Elle a été accusée de partialité dans sa couverture des événements, et a fait l’objet d’une pétition demandant son licenciement par la BBC. La pétition lancée par des soutiens du Parti travailliste a recueilli plus de 35 000 signatures avant d’être supprimée.


« La violence à l’égard des journalistes est inacceptable, sous quelque forme que ce soit, et l’intensification des menaces en ligne à l’encontre des femmes journalistes du monde entier est des plus alarmantes. Les derniers rapports faisant état de menaces envers Laura Kuenssberg doivent être pris très au sérieux. Il est déplorable qu’une journaliste respectée ne puisse couvrir la conférence d’un parti politique en toute sécurité. Cela envoie un signal inquiétant concernant l’état de la liberté de la presse au Royaume-Uni et appelle une action urgente », a déclaré la directrice du Bureau RSF Royaume-Uni, Rebecca Vincent.


Les menaces qui visent Laura Kuenssberg s’inscrivent dans le contexte d’une tendance préoccupante d’initiatives prises contre la liberté de la presse au Royaume-Uni, qui se traduit par une attitude de plus en plus hostile à l’égard des médias de la part de responsables officiels. En mai 2017, RSF a demandé à tous les partis politiques de respecter la liberté de la presse au cours de leur campagne pour les élections législatives du 8 juin, notamment au Parti travailliste, qui avait refusé aux journalistes l’accès à ses meetings de campagne.


Le Royaume-Uni occupe actuellement la 40e place sur un total de 180 dans le classement mondial de la liberté de la presse 2017 de RSF.