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23 août 2013 - Mis à jour le 20 janvier 2016

RSF condamne avec la plus grande fermeté le viol d’une photo-journaliste


Reporters sans frontières est profondément choquée du viol en réunion commis dans la soirée du 22 août 2013 à Bombay, d’une photo-journaliste stagiaire pour un magazine en langue anglaise. L’organisation condamne également de la brutalité déployée par ses assaillants à l’égard de son collègue, qui l’accompagnait. “Nous nous insurgeons contre cet acte ignoble et révoltant, commis quelques minutes après que l’activité professionnelle de la journaliste lui ait été reprochée. Les autorités doivent tout mettre en œuvre pour identifier, arrêter, et traduire en justice les coupables de ce crime. Elles doivent garantir la sécurité des journalistes et éviter que cette forme d’agression, véritable fléau social en Inde, ne puisse se reproduire”, a fermement condamné Reporters sans frontières. Dans la soirée du 22 août 2013, la jeune photo-journaliste et son collègue effectuaient un reportage dans le quartier d’affaires de Shakti Mills. Alors qu’ils photographiaient de vieux immeubles, ils ont été stoppés par cinq individus qui leur ont reproché d’avoir franchi les limites d’une propriété privée. Les agresseurs ont ensuite passé à tabac l’homme avant de l’attacher, et de violer la photo-journaliste. Cette dernière a été hospitalisée à l'hôpital de Jaslok à Bombay. Une enquête a immédiatement été ouverte par la police de Bombay, à qui la photo-journaliste serait parvenue à fournir les prénoms de deux de ses bourreaux. La police a annoncé avoir déjà procédé à l’arrestation d’un suspect, qui aurait fourni les noms de ses quatre complices lors de son interrogatoire. Photo : PUNIT PARANJPE / AFP