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21 juin 2017 - Mis à jour le 26 juin 2017

RSF appelle à la libération immédiate de deux journalistes néerlandais enlevés par l’ELN en Colombie

Les journalistes hollandais Derk Johannes Bolt et Eugenio Ernest Marie Follender sont retenus captifs par le groupe armé ELN depuis le 17 juin dans le nord de la Colombie. RSF demande aux autorités de tout mettre en oeuvre pour faciliter leur libération.

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MISE À JOUR DU 26 JUIN 2017

Les journalistes Derk Johannes Bolt et Eugenio Ernest Marie Follender ont été libérés le vendredi 23 juin 2017.

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Les journalistes hollandais Derk Johannes Bolt (62 ans) et Eugenio Ernest Marie Follender (58 ans), respectivement présentateur et cameraman pour la chaîne de télévision néerlandaise KRO-NCRV, ont été portés disparus le samedi 17 juin, dans la région de Catatumbo, proche de la frontière vénézuélienne.


Les deux journalistes s’étaient rendus dans la municipalité d’El Tarra, une zone qui échappe au contrôle des autorités depuis de nombreuses années, pour réaliser un reportage pour le très populaire programme néerlandais Spoorloos. Au moment de leur disparition, ils tentaient de retrouver les proches d’une colombienne qui avait été adoptée par un couple hollandais.


Les autorités et l’armée, qui a déployé ses troupes dans la zone, tiennent le groupe ELN (Ejército de Liberación Nacional) responsable de leur enlèvement. Le groupe armé rebelle, qui contrôle depuis plusieurs années ce territoire, ne tolère aucune présence de caméras.

Les informations recueillies par RSF confirment que les deux journalistes sont bien aux mains des miliciens de l’ELN et que ces derniers attendent de vérifier que les deux Néerlandais ne sont pas des espions à la solde de l’armée colombienne ou des membres d'autres groupes paramilitaires, avant de les libérer.


“RSF appelle le gouvernement colombien à mener au plus vite les négociations pour faire libérer Derk Johannes Bolt et Eugenio Ernest Marie Follender, déclare Emmanuel Colombié, directeur du bureau Amérique latine de l’organisation. Les autorités colombiennes doivent tout mettre en oeuvre pour rétablir l’ordre et garantir la libre circulation ainsi que la sécurité de ses citoyens et de ses journalistes dans la zone de Catatumbo, qui est devenue un véritable trou noir de l’information.


En mai 2016, dans la même région, la journaliste hispano-colombienne Salud Hernández-Mora et les journalistes colombiens Diego D’Pablos et Carlos Melo avaient eux aussi été séquestrés par l’ELN, avant d’être libérés.


La Colombie occupe la 129ème place (sur 180) au Classement mondial de la liberté de la presse 2016 établi par RSF.