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27 février 2009 - Mis à jour le 20 janvier 2016

Reporters sans frontières réfute les accusations portées à l'encontre de N. Vithyatharan de Sudar Oli


Reporters sans frontières est abasourdie par les accusations portées par le gouvernement sri lankais contre N. Vithyatharan, rédacteur en chef du quotidien tamoul Sudar Oli, détenu par la police depuis le 26 février 2009. Selon les autorités, il aurait aidé les Tigres tamouls à mener un raid aérien suicide contre la capitale, Colombo.
Reporters sans frontières est abasourdie par les accusations portées par le gouvernement sri lankais contre N. Vithyatharan, rédacteur en chef du quotidien tamoul Sudar Oli, détenu par la police depuis le 26 février 2009. Selon les autorités, il aurait aidé les Tigres tamouls à mener un raid aérien suicide contre la capitale, Colombo. Dans le but de démontrer le manque de crédibilité de ces soupçons, Reporters sans frontières souhaite apporter un témoignage : "Le 28 octobre 2008, en fin de soirée, j'étais en compagnie de N. Vithyatharan, dans le centre de Colombo, pour discuter de la situation de son journal, quand les LTTE ont lancé un raid aérien sur la capitale. Je peux assurer que N. Vithyatharan était aussi surpris et effrayé que moi par cette attaque et les tirs de la défense aérienne sri lankaise. Il n'avait ni passé, ni reçu d'appel, ni montré aucun signe de nervosité avant l'attaque", tient à préciser Vincent Brossel, directeur du Bureau Asie de Reporters sans frontières. Un ministre, et plusieurs médias d'Etat, ont affirmé que la police suspectait N. Vithyatharan d'avoir aidé les LTTE à mener leur raid aérien du 20 février qui a tué plusieurs personnes à Colombo. "Si ces accusations se basent sur le fait que le journaliste a reçu des appels du Vanni ou de responsables du LTTE, elles sont grotesques. Les règles élémentaires du journalisme exigent d'être en contact avec les différentes parties au conflit. Et s'il reçoit des appels, il n'est en aucun cas responsable de l'identité de ceux qui veulent l'informer", a rappelé l'organisation. "Malgré les assurances que nous avons obtenues du ministre des Médias, nous restons très préoccupés par l'intégrité physique de N. Vithyatharan. Nous demandons sa libération immédiate", a ajouté l'organisation. Son épouse a pu lui rendre visite deux fois dans les locaux de la police de Colombo. Il a visiblement été blessé pendant son interpellation. Le 26 février 2009 à 9h40, des policiers en uniforme et en civil ont arrêté N. Vithyatharan, alors qu'il assistait aux funérailles d'un proche de M. Saravanapavan, président du groupe de presse Uthayan. Les agents ont frappé le journaliste, ainsi que plusieurs personnes qui tentaient de s'opposer à cette arrestation. ------------ Le rédacteur en chef de Sudar Oli arrêté à Colombo (26/02/09) --------------