Actualités

17 juin 2013 - Mis à jour le 20 janvier 2016

Recommandations de RSF au Conseil des droits de l’homme de l’ONU


Le 17 juin 2013, Reporters sans frontières a soumis ses recommandations au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies (voir document ci-dessous), qui examinera le cas du Chili lors de la 18ème session de l’Examen Périodique Universel (janvier - février 2014), quelques semaines après l’élection présidentielle. Ce processus consiste à passer en revue les réalisations des Etats membres de l’ONU dans le domaine des droits de l’homme, et à rappeler, le cas échéant, leurs responsabilités dans ce domaine. Reporters sans frontières a appelé le Chili à adopter une nouvelle législation assurant un équilibre entre les différents types de médias au sein de l’espace de diffusion. Une loi davantage égalitaire permettrait un véritable pluralisme informatif, à travers l’existence des médias communautaires notamment. Environ 95% des titres de presse sont actuellement aux mains de deux groupes de communication privés, El Mercurio et Copesa, et près de 60% des antennes radiophoniques sont détenues par le groupe de presse espagnol privé Prisa. L’organisation a demandé à l’Etat chilien de dépénaliser les délits de presse, en particulier la diffamation, comme c’est le cas en Argentine depuis 2009. Le champ d’application de la loi antiterroriste de 1984 doit être strictement délimité, en raison de l’utilisation abusive qui en a été faite récemment contre des journalistes chiliens et étrangers en Araucanie (centre du pays). Reporters sans frontières a appelé les forces de l’ordre à respecter l’intégrité physique et le travail des journalistes, régulièrement victimes d’abus policiers en marge des mouvements de protestation, tout en demandant au Ministère de l’Intérieur de sanctionner les responsables d’éventuelles exactions. Alors que la couverture de certains sujets – comme les violations des droits de l’homme sous la dictature ou la situation des indiens Mapuches – reste très sensible, l’organisation a demandé à l’Etat de garantir la sécurité des journalistes enquêtant sur ces thèmes, à l’image de Mauricio Weibel Barahona, victime de harcèlement et de vols, suite à la publication d’archives secrètes de la dictature dans un livre. Recommandations de Reporters sans frontières au Conseil des droits de l'homme des Nations Unies :