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26 février 2021

Nations unies : la situation de la liberté de la presse "profondément inquiétante" au Yémen, selon RSF

A l’occasion d’un débat le 25 février au Conseil des droits de l’Homme de l’ONU en présence du Groupe d’experts sur le Yémen, Reporters sans frontières (RSF) a condamné les violations de la liberté de la presse commises par tous les acteurs du conflit armé et a réitéré son appel à libérer l'ensemble des journalistes détenus, notamment quatre condamnés à mort par les Houthis.

RSF reproduit ci-dessous l’intervention orale de la responsable du bureau Moyen-Orient, Sabrina Bennoui, qui a participé le 25 février au dialogue interactif organisé par le Conseil des droits de l’Homme sur le Yémen :


“Madame la Présidente,


Reporters sans frontières (RSF) salue le travail du groupe d'experts sur le Yémen, où la situation de la liberté de la presse reste profondément préoccupante.


Malgré l'échange de prisonniers d'octobre, 11 journalistes sont toujours détenus dans toutes les zones contrôlées par les différentes parties au conflit. Quatre d'entre eux, détenus par les Houthis, attendent l'exécution des condamnations à mort qu'ils ont reçues en avril dernier pour espionnage.


De plus, la région d'Aden a été l'année dernière au centre de plusieurs attaques contre les médias : le reporter de télévision Adeeb Al-Janani est mort lors de l'attaque de l'aéroport d'Aden et neuf autres ont été blessés. Cela s'est produit quelques mois seulement après l'assassinat du photographe Nabil Hassan dans la même province.


Par ailleurs, Adel Al-Hasani, journaliste indépendant qui travaille également comme fixateur pour des médias étrangers, est détenu arbitrairement depuis cinq mois par le STC pour “passage illégal d’étrangers”.


RSF rappelle aux autorités leur devoir de protection des journalistes, qui ne doivent en aucun cas être considérés comme des parties prenantes au conflit.


RSF demande la libération de tous les journalistes emprisonnés et que la vérité soit établie dans le cas de ceux qui ont été assassinés.


Merci."