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27 janvier 2020 - Mis à jour le 28 janvier 2020

Gambie : RSF préoccupée par les violations de la liberté d’information

Marche pour demander la démission du président Barrow le 16 décembre 2019 à Banjul. @AFP
Des journalistes ont été arrêtés ou agressés au cours d’une manifestation dans la capitale gambienne, et deux stations de radio ont été fermées. Reporters sans frontières (RSF) est vivement préoccupée par ces graves atteintes à la liberté d’informer.

Les personnes arrêtées sont le directeur de King FM, Giby Jallow, et l’un de ses agents,  ainsi que Pa Modou Bojang, directeur de Home Digital FM. Dans le même temps, les deux radios ont été suspendues par le gouvernement qui les accuse  de violer leurs cahiers de charges en «incitant à la violence ».


Par ailleurs, lors de la manifestation, une équipe de la chaîne publique Gambia Radio Television Services (GRTS), ainsi que le correspondant de la West Africa Democracy Radio (WADR), Sankulley Janko, ont été brutalisés par les manifestants, selon des informations recueillies par RSF.


Quelques heures auparavant, l’accréditation de Nicolas Hague, correspondant d’Aljazeera, avait été annulée par le gouvernement, qui accuse la chaîne de télévision de « parti pris » en faveur de l’opposition.


‘’Nous sommes vivement préoccupés par ces graves violations de la liberté d’informer en Gambie, le pays qui a réalisé les meilleurs progrès en matière de liberté de la presse en Afrique au cours de deux dernières années, déclare Assane Diagne, directeur du bureau Afrique de l’Ouest de RSF. Nous demandons la libération immédiate des journalistes arrêtés, la réouverture des radios et la mise en place de conditions favorables à un libre exercice de la profession’’.


La Gambie occupe la 92e place sur 180 dans le Classement mondial de la liberté de la presse établi par RSF.