Une coalition internationale demande la nomination d’un "protecteur des journalistes"

Pour un protecteur des journalistes

A l'attention de tous les représentants et des observateurs permanents auprès des Nations-unies, New-York.



Au moins 780 journalistes et collaborateurs de médias ont été tués en raison de leurs fonctions au cours des 10 dernières années. Pour la seule année 2016, le chiffre est de 78 journalistes tués dans le monde.


A travers eux c’est le droit à l’information de millions de citoyens qui a été sacrifié. Les problèmes majeurs du monde, questions environnementales, lutte contre l’extrémisme violent, ne peuvent être traités sans le travail essentiel des journalistes.


Les personnes et organisations signataires de cet appel exhortent les Nations unies et les Etats Membres à nommer un Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour la sécurité des journalistes.


En effet malgré les nombreuses résolutions adoptées depuis une décennie, y compris par l’Assemblée générale et le Conseil de sécurité, le Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, n’hésite pas à parler lui-même d’« échec » dans son dernier rapport sur la sécurité des journalistes et l’impunité (publié en août 2015) et se déclare « profondément inquiet par l’incapacité à réduire la fréquence et l’ampleur des violences ciblées auxquelles sont confrontées les journalistes et l’impunité presque absolue pour de tels crimes ». Le cadre légal adopté dans le cadre des Nations unies restera ainsi lettre morte sans la mise en place d’un mécanisme concret permettant de s’assurer du respect par les Etats membres de leurs obligations.


Seul un Représentant spécial travaillant directement auprès du Secrétaire général des Nations unies pourra renforcer la mise en œuvre concrète du Plan d’action des Nations unies pour la sécurité des journalistes et la question de l’impunité et avoir le poids politique suffisant, la capacité d’agir rapidement, et la légitimité de coordonner tous les efforts des Nations Unies afin de d’amorcer un véritable changement sur le terrain.


Il est urgent d’agir.


Il est urgent pour les journalistes de pouvoir effectuer leur travail dans un environnement sécurisé et de mettre fin à l’impunité contre les auteurs d’exactions à leur encontre.