Bolivie

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La presse asphyxiée et cible systématique d'attaques

En vertu du décret suprême 181 de 2009, les journalistes qui « mentent », « font de la politique partisane » ou « offensent le gouvernement » peuvent se voir privés des revenus liés à la publicité officielle. Ces pressions financières ont un rôle d’autant plus important que la Bolivie demeure un des pays les plus pauvres d’Amérique du Sud. Couplé à des arrestations arbitraires et un fort niveau d’impunité, ce climat favorise fortement l’autocensure dans l'ensemble du pays. La période de turbulences et d'instabilité politique provoquée par l'exil forcé de l’ex-président Evo Morales fin 2019 et conclue par l'élection du nouveau président Luis Arce, investi en novembre 2020 a été marquée par de nombreuses agressions de journalistes dans le cadre des mouvements sociaux et protestations à travers tout le pays, perpétrées par les manifestants mais également par les forces de l'ordre. Lorsqu’ils sont considérés comme gênants, les journalistes boliviens sont visés par des procédures judiciaires abusives. En 2020, les attaques physiques contre les médias se sont multipliées, notamment dans les zones rurales du pays.

110
au Classement mondial de la liberté de la presse 2021

Classement

+4

114 en 2020

Score global

+0,10

35,37 en 2020

  • 0
    journalistes tués en 2021
  • 0
    journalistes citoyens tués en 2021
  • 0
    collaborateurs tués en 2021
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