Angola

Angola

Une presse sous contrôle depuis 40 ans

En près de 40 ans, le régime du président José Eduardo Santos a placé la quasi-totalité des médias angolais sous haute surveillance. Malgré une très modeste ouverture qui a mis fin au monopole étatique sur la télévision, le contrôle des journalistes reste permanent, notamment à travers le délit de diffamation, ou des méthodes plus directes comme l’arrestation des journalistes trop critiques. En 2016, le gouvernement a fait passer une série de quatre lois sur les médias et la communication qui centralise les pouvoirs d’enregistrement et de sanctions des journalistes et des médias aux mains d’une autorité de régulation contrôlée par le gouvernement. Ces lois obligent notamment les médias audiovisuels à retransmettre les déclarations officielles du président à la Nation et facilitent également les plaintes en diffamation. Un contrôle de la presse a été ainsi renforcé quelques mois avant l’élection présidentielle d’août 2017, à laquelle Dos Santos a affirmé ne pas se présenter.

125
au Classement mondial de la liberté de la presse 2017

Classement

-2

123 en 2016

Score global

+0,53

39,89 en 2016

  • 0
    journalistes tués en 2017
  • 0
    net-citoyens tués en 2017
  • 0
    collaborateurs tués en 2017
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