Ana Lalić

Serbie

Sa vérité s’est imposée


Le jour même où est entrée en vigueur la loi donnant au gouvernement serbe le monopole d’informer sur le coronavirus, la publication de témoignages du personnel médical épuisé par le manque de matériel médical a valu à la journaliste Ana Lalić d’être brutalement arrêtée et jetée en prison pour une nuit. Les autorités finiront par reconnaître la véracité de son reportage, annuleront les charges qui pèsent contre elle et abrogeront la loi, mais la journaliste du site d’information Nova.rs est, entre-temps, devenue la cible de menaces en ligne et d’une violente campagne de haine sur les réseaux sociaux.