Actualités

21 avril 2006 - Mis à jour le 20 janvier 2016

Un second journaliste interpellé pour la même affaire de diffamation


Un journaliste de l'hebdomadaire Lubilanji Expansion se prépare à passer le week-end au cachot du tribunal de grande instance de Kinshasa - Gombe. Kazabi Kwamdi Kasumpata a été arrêté le 20 avril en fin d'après-midi. Entendu par un procureur, il est accusé de “propos diffamatoires” envers l'Université protestante du Congo (UPC). “ La justice congolaise semble considérer que la diffamation justifie pour un journaliste de passer forcément par la prison avant d'être relâché, souvent après le paiement d'une caution, regrette Reporters sans frontières. Il n'est pas acceptable que les journalistes soient incarcérés de manière abusive. Il est urgent de décriminaliser les délits de diffamation.” Kazabi Kwamdi Kasumpata a été entendu par le magistrat Edmond Isofa Ipanga au sujet d'un article publié dans l'édition n°188 de l'hebdomadaire Lubilanji Expansion, datée du 7 au 14 mars 2006. Dans cet article, Kazabi Kwamdi Kasumpata accusait les dirigeants de l'Université protestante du Congo de détournement de fonds et de mauvaise gestion. Le directeur de l'hebdomadaire, Arthur Tshimanga Kaputu, avait été arrêté le 18 avril par un magistrat, accompagné de deux policiers, suite à la plainte du recteur de l'université. Incarcéré au cachot du parquet près du tribunal de grande instance de Kinshasa - Gombe, il a été entendu au sujet de la note de la rédaction qui accompagnait le rectificatif de l'UPC publié par le journal dans l'édition n°190, datée du 7 au 14 avril. Cette note affirmait la volonté de la rédaction de ne pas “céder à l'intimidation et aux menaces exercées” sur le journal. Dans sa réponse, l'UPC se réservait le droit de saisir la justice. Arthur Tshimanga Kaputu a été relâché le 21 avril en fin de matinée.