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22 mars 2002 - Mis à jour le 20 janvier 2016

Un journaliste et son directeur condamnés à six mois de prison pour diffamation


RSF proteste contre la condmanation d'un journaliste et du directeur de l'hebdomadaire Sawt Al Umma à six mois de prison et à payer une amende.
Dans une lettre adressée au ministre de la Justice, Farouq Seif El-Nasr, Reporters sans frontières (RSF) a protesté contre les condamnations d'Adel Hammouda et d'Essam Fahmy, de l'hebdomadaire Sawt Al Umma, à six mois de prison et à une amende de 500 livres égyptiennes (environ 122 euros). "Sans émettre un avis sur le fond de l'affaire, nous vous demandons de faire tout ce qui est en votre pouvoir pour que les deux peines de prison ne soient pas mises en application", a déclaré Robert Ménard, secrétaire général de l'organisation. RSF rappelle que dans un document daté du 18 janvier 2000, Abid Hussain, le Rapporteur spécial des Nations unies sur la promotion et la protection du droit à la liberté d'opinion et d'expression, a demandé "à tous les gouvernements de veiller à ce que les délits de presse ne soient plus passibles de peines d'emprisonnement, sauf pour des délits tels que les commentaires racistes ou discriminatoires ou les appels à la violence (…)". Il a ensuite précisé que "l'emprisonnement en tant que condamnation de l'expression pacifique d'une opinion constitue une violation grave des droits de l'homme". RSF a rappelé que deux journalistes, Mahmoud Mahran et Abd Al-Munim Gamal Al-Din Abd Al-Munim, sont actuellement emprisonnés en Egypte. Selon les informations recueillies par RSF, le 21 mars 2002, Adel Hammouda, journaliste de l'hebdomadaire Swat Al Umma, et Essam Fahmy, directeur de publication de ce journal, ont été reconnus coupables de diffamation à l'encontre de Naguib Sawiris, président de l'un des deux plus importants groupes de télécommunications égyptiens, Orascom. Les deux journalistes ont été condamnés à six mois de prison et 500 livres égyptiennes d'amende (environ 122 euros), en raison d'un article, publié au début de l'année, qui faisait allusion aux pratiques commerciales douteuses de ce riche homme d'affaires égyptien. Adel Hammouda et Essam Fahmy, qui ont fait appel, demeurent libres dans l'attente du jugement en deuxième instance.