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25 février 2002 - Mis à jour le 20 janvier 2016

Suspension d'un quotidien conservateur


RSF proteste contre la suspension pour deux mois du qutidien Siyassat-é-Rouz.
Dans une lettre adressée au chef de la magistrature, l'ayatollah Sharoudi, Reporters sans frontières (RSF) a protesté contre la suspension pour deux mois du quotidien Siyassat-é-Rouz. "Nous vous demandons d'annuler ce jugement", a déclaré Robert Ménard, secrétaire général de l'organisation. Selon les informations recueillies par RSF, le juge Saïd Mortazi a ordonné le 24 février la suspension pour deux mois du quotidien Siyassat-é-Rouz, un titre proche du courant conservateur. Le journal doit faire face à trente-trois plaintes. Ali Yousefpour, le directeur du quotidien, a indiqué à l'Agence France-Presse qu'une plainte du ministère du Travail était à l'origine de cette décision de justice. Il a ajouté qu'il ferait appel. Les raisons précises de la suspension ne sont pas connues. Reporters sans frontières rappelle que l'Iran détient aujourd'hui le triste record d'être la plus grande prison pour les journalistes du Moyen-Orient. Dix-neuf journalistes sont derrière les barreaux. La plupart d'entre eux n'ont toujours pas été jugés après des mois d'emprisonnement. Selon le vice-ministre de la Culture et de l'Orientation islamique, plus de cinquante journaux (dont vingt-quatre quotidiens) ont été fermés depuis mars 2000 et ce, sans compter la presse estudiantine. Ali Khamenei, le Guide de la République islamique, est l'un des prédateurs de la liberté de la presse recensés dans le monde par RSF.