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22 janvier 2015 - Mis à jour le 20 janvier 2016

RSF exhorte le gouvernement japonais à tout mettre en oeuvre pour libérer Kenji Goto menacé d’exécution


Deux Japonais, dont un journaliste freelance, sont retenus par l’organisation de l’Etat islamique, qui menace de les tuer à moins que le gouvernement japonais ne verse une rançon de 200 millions de dollars.
A quelques heures de l’ultimatum, Reporters sans frontières appelle les autorités japonaises à tout mettre en oeuvre pour libérer le journaliste Kenji Goto. Retenu en otage avec Haruna Yukawa depuis novembre dernier, le journaliste avait été capturé alors qu’il tentait de retrouver la trace de ce dernier. Dans une vidéo postée le 20 janvier dernier, le groupe Etat islamique réclame au gouvernement japonais une rançon de 200 millions de dollars versée sous 72 heures. Dans le cas contraire, les deux otages seront tués, affirme le groupe radical. Kenji Goto, journaliste freelance, avait quitté le Japon le 22 octobre dernier pour se rendre en Syrie et filmer les combattants de l’EI. D’après les médias japonais, le journaliste avait rencontré Haruna Yukawa l’année dernière, quelques mois avant que ce dernier ne soit capturé, en octobre. “Nous avons pris acte des déclarations du Premier ministre japonais Shinzo Abe, qui a affirmé tout mettre en oeuvre pour aboutir à la libération des otages. Mais il est aussi indispensable que le gouvernement s’appuie sur l’ensemble des Etats ‘stratégiques’ de la région et sur leurs réseaux diplomatiques, déclare Lucie Morillon, directrice des programmes de Reporters sans frontières. Les efforts doivent être mutualisés afin d’en finir avec l’industrie sanglante des otages mise en place par l’Etat islamique. L’exécution de journalistes en 2014 doit nous faire prendre conscience que toutes les options doivent être envisagées pour sauver des vies”. Kenji Goto était l’un des rares reporters indépendants à apporter aux télévisions japonaises des images des conflits sanglants qui se déroulent au Moyen-Orient. La Syrie est aujourd’hui le pays le plus dangereux pour les journalistes. Le 20 août 2012, la journaliste japonaise Mika Yamamoto, correspondante pour l’agence de presse japonaise Japan Press, avait trouvé la mort alors qu’elle couvrait les affrontements entre l’armée syrienne et les rebelles dans le quartier de Suleiman Al-Halabi à l’est d’Alep.