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11 mai 2009 - Mis à jour le 20 janvier 2016

Roxana Saberi devrait sortir de prison


Reporters sans frontières salue la décision de la cour d’appel de Téhéran, qui a décidé de réduire la peine de Roxana Saberi à deux ans de prison avec sursis.
Reporters sans frontières salue la décision de la cour d’appel de Téhéran, qui a décidé de réduire la peine de Roxana Saberi à deux ans de prison avec sursis. Son avocat, Saleh Nikbakhat, a confirmé à Reporters sans frontières que la journaliste pourrait être libérée dans la journée. Au cours de l’audience à huis clos, le 10 mai 2009, les juges ont estimé que l’Iran et les États-Unis “n’étaient pas en guerre“. -------------- 10.05.2009 - Procès en appel de Roxana Saberi : « La journaliste doit être acquittée et libérée » Le 10 mai 2009, le procès en appel de la journaliste irano-américaine, Roxana Saberi, condamnée à huit ans de prison pour “espionnage” le 18 avril dernier, s’est déroulé à Téhéran devant la 14e chambre de la cour d’appel. L’audience s’est tenue à huis clos, toutefois, contrairement au procès en première instance, les avocats de la journaliste ont pu assurer sa défense. Le verdict devrait être rendu public dans quelques jours. « Le court laps de temps entre son premier procès et celui en appel et le fait qu’elle ait pu être assistée d’avocats et la durée de l’audience sont autant de signes encourageants. Pourtant, il faut rester prudents. La justice iranienne nous a habitués à de grandes surprises. Nous avions demandé que Mme Shirin Ebadi, Prix Nobel de la paix et présidente du Cercle des défenseurs des droits de l’homme, soit autorisée à y assister, mais cela n’a pas été accepté“, a déclaré Reporters sans frontières. “L’acquittement et la libération immédiate de la journaliste sont la seule issue qui rendrait justice à la victime”, a poursuivi l’organisation. Reporters sans frontières s’est entretenue avec les deux avocats de Roxana Saberi. Maître Saleh Nikbakhat s’est déclaré “confiant et optimiste”. Il a pu plaider près de deux heures, en s’appuyant sur les dossiers des journalistes accusés d’espionnage par le passé et sur les verdicts d’acquittement rendus dans ces affaires. Selon l’avocat, “si le tribunal tient compte de (ces) arguments, Roxana doit être libérée“. “Malgré le huis clos, le tribunal s’est conformé à la loi”, a-t-il poursuivi. Maître Abdolsamad Khoramshahi, lui aussi “optimiste”, a précisé que “la cour dispose d’une semaine pour rendre son verdict”. Roxana Saberi, née d’un père iranien ayant acquis la nationalité américaine, réside depuis six ans en Iran où elle a collaboré à plusieurs médias dont la BBC, Fox News et la radio américaine NPR. Arrêtée à la fin du mois de janvier, elle a été tout d’abord accusée de travailler « illégalement », avant d’être accusée d’« espionnage » au profit des États-Unis, un chef d’accusation dont les autorités iraniennes usent et abusent à l’encontre des journalistes. Plusieurs professionnels des médias et des citoyens irano-américains ont ainsi été détenus en Iran ces dernières années, mais Roxana Saberi a été la première à être jugée et condamnée à une peine de prison, le 18 avril 2009. L’Iran figure à la 166e place, sur 173 pays, dans le classement 2008 de la liberté de la presse publié par Reporters sans frontières. Après une vague d’arrestations à l’occasion du 1er mai, quatorze journalistes et blogueurs sont actuellement détenus en Iran, dont trois femmes.