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16 janvier 2016 - Mis à jour le 8 mars 2016

Rezaian : RSF se réjouit mais déplore qu’il ait été utilisé en monnaie d'échange


Reporters sans frontières (RSF) se réjouit d’apprendre que le correspondant du Washington Post a Teheran Jason Rezaian va être libéré après plus d’un an de détention. Les autorités iraniennes ont annoncé aujourd’hui que quatre citoyens américains, dont Jason Rezaian, devaient être libérés dans le cadre d’un échange de prisonniers avec les États-Unis.

Jason Rezaian a été emprisonné en Iran depuis le 22 juillet 2014. Il a été accusé de façon ridicule d’avoir commis “des activités allant à l’encontre de la sécurité d’Iran en collaboration avec une organisation ou un gouvernement étranger” et de “propagande anti-gouvernement”. Son procès n’a été qu’une travestie de justice. Jason Rezaian n’a fait que son travail de journaliste et a simplement eu le malheur de posséder une double nationalité - iranienne et américaine -, à l’heure des négociations sur la question du nucléaire entre les deux pays.

Sa femme Yeganeh Salehi, une journaliste iranienne travaillant pour le journal des Émirats Arabes Unis The National ainsi que deux autres américains avaient également été arrêtés le 22 juillet 2014 et avaient été libérés en 2014.

“Nous nous réjouissons de voir Jason enfin libre. Il n’aurait jamais du être emprisonné. Il était innocent. Il est scandaleux qu’il ait été utilisé en monnaie d'échange”, déclare Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières.

Aujourd’hui alors que les dirigeants internationaux se rencontrent à Vienne dans le cadre de l’accord sur le nucléaire iranien, 38 journalistes et journalistes-citoyens demeurent emprisonnés en Iran. Reporters sans frontières appelle a leur libération immédiate.

L’Iran est toujours l’une des cinq plus grandes prisons du monde pour les professionnels de l’information. Le pays est classé 173e sur 180 dans le Classement mondial de la liberté de la presse 2015 de Reporters sans frontières.