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17 juillet 2012 - Mis à jour le 20 janvier 2016

Reporters sans frontières soutient l'opération "Journée presse morte"


Le 17 juillet 2012, les rotatives des imprimeries cesseront de tourner et les ondes garderont le silence à l'occasion d'une "Journée presse morte" organisée au Mali. Reporters sans frontières apporte tout son soutien à cette grève générale des médias maliens. En signe de solidarité, l'organisation demande que cessent enfin les violations de la liberté d'information qui perdurent, sans interruption, depuis près de quatre mois.

Une marche partira à 9 heures du siège du quotidien L'Indépendant et s'achèvera devant la Primature, à Bamako. Un sit-in est également organisé à 14 heures devant l'ambassade du Mali à Paris, par l'association Union Presse et Communication des Maliens de France (UPCOM-F).

Cette initiative fait suite à l'agression perpétrée, le 12 juillet dernier, contre le directeur de publication de L'Indépendant, Saouti Haidara. Ce dernier, d'abord soigné à Bamako, a été évacué le lendemain à Dakar (Sénégal) pour y subir de nouveaux examens médicaux.

Au-delà d'un mouvement de solidarité à l'égard de leur confrère de L'Indépendant, les organisateurs entendent envoyer un signal fort aux acteurs de la transition au Mali. "Les autorités doivent offrir des garanties de sécurité aux journalistes", a confié à Reporters sans frontières le président de la Maison de la presse de Bamako, Makan Koné, qui attend un "engagement véritable" de la part du pouvoir exécutif.

"Tous les acteurs de la transition (au pouvoir à Bamako) doivent prendre leurs responsabilités", car il s'agit d'une "opération de représailles sciemment montée contre la presse malienne qui ne fait que son travail", avait-il déclaré à l'Agence France-Presse (AFP). "C'est la démocratie que ces gens veulent tuer", s'était-il inquiété.


Vidéo : Les médias maliens révoltés

Photo: "Journée presse morte", à Bamako, le 17 juillet 2012 (AFP/Habibou Kouyate)