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4 septembre 2002 - Mis à jour le 20 janvier 2016

Reporters sans frontières se félicite de la libération de Hamma Hammami


Le 4 septembre 2002, Hamma Hammami (voir photo), leader du parti communiste ouvrier tunisien (PCOT) et directeur de publication du journal El Badil, a bénéficié d'une libération conditionnelle pour "des raisons de santé". "Nous nous félicitons d'une telle mesure. C'est le résultat d'une campagne menée, depuis des mois, par des organisations tunisiennes et internationales de défense des droits de l'homme et tout particulièrement par Radhia Nasraoui, l'épouse de l'opposant", a déclaré Robert Ménard, secrétaire général de l'organisation. "Nous demandons désormais que cette libération ne soit assortie d'aucune condition. Nous exhortons également le président tunisien, à un autre geste fort en libérant le cyberdissident Zouhair Yahyaoui, le journaliste d'Al Fajr, Abdallah Zouari, et Hamadi Jebali, directeur du même journal", a-t-il ajouté. Le 2 septembre, la Cour de cassation avait rejeté le pourvoi en cassation de Hamma Hammami et confirmé sa condamnation à trois ans et deux mois de prison. Le 2 février 2002, à l'issue d'un procès ponctué de graves violations des droits de la défense, le tribunal de première instance de Tunis avait condamné Hamma Hammami et ses deux camarades, Abdeljabar Madouri et Samir Taamallah, à neuf ans de prison. Ils étaient sortis le jour même de quatre années de clandestinité. Le 30 mars, en appel, Hamma Hammami avait été condamné à trois ans et deux mois de prison. Abdeljabar Madouri et Samir Taamallah, s'étaient vu respectivement infliger des peines de trois ans et neuf mois et un an et neuf mois d'emprisonnement. Ils avaient été reconnus coupables de plusieurs chefs d'inculpation liés à leur appartenance au PCOT : appartenance et maintien d'une association illégale, distribution de tracts, diffusion de fausses nouvelles, tenue de réunions illégales, incitation à la rébellion et violation des lois.