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30 juin 2010 - Mis à jour le 9 janvier 2018

Récit des violations de la liberté de la presse en Iran (Janvier- Juillet 2010)


22 juin 2010 - La répression contre la presse continue en Iran.

La Commission d’autorisation et de surveillance de la presse, placée sous l’autorité du ministère de la Culture et de l’Orientation islamique, a décidé, le 20 juin 2010, de fermer définitivement du magazine La culture d’éducation. Il a également donné un avertissement à trois autres revues.

Le 19 juin, le quotidien économique Pool a annoncé qu’il suspendait sa publication « pour revoir la politique du journal », a déclaré l’un des rédacteurs de journal. Cette décision fait suite à l’avertissement que la Commission d’autorisation et de surveillance de la presse a adressé au journal, pour publication de « fausses informations », pour des articles relatifs à la politique monétaire du gouvernement. Depuis un an, ce journal subit de fortes pressions. Ces « décisions volontaires » se sont multipliées.

En octobre 2009, le quotidien Donya-e-Varzesh (Le monde du sport) a cessé de paraître, après avoir reçu une mise en garde suite à la publication d’un article portant sur l’achat de billets pour un match de football par les Gardiens de la Révolution, afin que le stade ne soit pas rempli de manifestants.

Le 17 juin, le journaliste et blogueur Ebrahim Rashidi a pu informer sa famille, par téléphone, qu’il avait été arrêté par les agents du ministère des Renseignements de la ville d’Ardabile. Ce journaliste de l’hebdomadaire Bayram était porté disparu depuis le 14 juin dernier.

Par ailleurs, l’organisation a été informée du transfert d’Akbar Azad vers la prison de la ville de Tabriz (province d’Azerbaïdjan de l’Ouest).

Reporters sans frontières a également appris la libération provisoire, en attente de son jugement, du blogueur Nasour Naghipour, contre le versement d’une caution de 100 millions tomans (75 000 euros).

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8 juin 2010 - Condamnation de Jila Bani Yaghoob

Le 8 juin, la blogueuse, journaliste et militante des droits de la femmeJila Bani Yaghoob, a été informée de sa condamnation par la 26e chambre du tribunal de la Révolution de Téhéran à un an de prison ferme et 30 ans d'interdiction d’exercer le métier de journaliste.

Jila Bani Yaghoob et son mari Bahaman Ahamadi Amoee ont été arrêtés le 20 juin 2009 avec une vingtaine d’autres journalistes pendant les manifestations qui ont suivi la réélection contestée de Mahmoud Ahmadinejad à la présidence iranienne. Si elle a été libérée le 24 août, son mari a été, quant à lui, condamné à cinq ans de prison.

Badrolssadat Mofidi, secrétaire général de l’Association des journalistes iraniens et collaboratrice de plusieurs journaux, a été libérée, le 7 juin après avoir versé une caution de 100 millions de toman (75000 euros). La journaliste, arrêtée le 28 décembre 2009, était incarcérée dans la section 209 de la prison d’Evin.

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7 juin 2010 - Libération d'un journaliste

Reporters sans frontières a appris la libération de Mohammad Sadegh Javadihessar éditorialiste du quotidien suspendu Etemad-e Melli, 1er juin. Le journaliste avait été arrêté le 30 décembre 2009 à l'issue de sa convocation par le ministère des Renseignements. Son domicile avait été perquisitionné pendant sept heures.

Azam Vismeh, journaliste en ligne du site Parlemannews, site officiel des parlementaires réformateurs, et Mahbobeh Khanssari, collaboratrice de l’agence Héritage culturel, arrêtées à leur domicile le 1er juin, ont pu informer leur famille de leur détention à la prison d'Evin seulement les 5 et 6 juin 2010.

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1er juin 2010- l’arrestation de deux journalistes iraniennes

Reporters sans frontières a appris l’arrestation, le 1er juin, de deux journalistes et bloggeuses iraniennes travaillant pour plusieurs journaux et sites d'informations proches des réformateurs. Azam Vismeh, journaliste en ligne du site Parlemannews, le site officiel des parlementaires réformateurs, et Mahbobeh Khanssari, collaboratrice de l'agence Héritage culturel, ont été arrêtées à leur domicile par des hommes en civil. On ignore toujours les motifs de leur arrestation et le lieu de leur détention.

Le 29 mai, la 54e chambre du tribunal d’appel de Téhéran a confirmé la condamnation du journaliste et directeur du blog http://mohammadnurizad.blogfa.com/, Mohammad Norizad, à trois ans et demi de prison et 50 coups de fouet pour "publicité contre le régime et insulte envers les autorités".

Mohammad Norizad, documentaliste et journaliste, a travaillé pendant plusieurs années comme éditorialiste au quotidien Kayhan, principal organe des conservateurs. Suite à la réélection contestée de Mahmoud Ahmadinejad le 12 juin 2009, ce journaliste a commencé à critiquer ouvertement le Guide suprême de la Révolution, ainsi que le gouvernement et la justice iranienne.

Le 29 mai, Bahaman Ahamadi Amoee, journaliste du quotidien suspendu Sarmayeh, a retrouvé sa cellule de la prison d’Evin, après deux mois de la liberté conditionnelle. Le journaliste, arrêté le 20 juin 2010, a été condamné à cinq ans de prison ferme. Le même jour, s'est ouvert le procès de son épouse Jila Baniyaghoob devant la 26e chambre du tribunal de la Révolution de Téhéran. La journaliste est accusée de « propagande contre la république islamique ». Elle avait été arrêtée à son domicile le 20 juin dernier avec son mari, avant d'être libérée le 20 août 2009, contre le versement d’une caution de 100 millions de tomans (soit 90 000 euros).

Par ailleurs, Mazyar Khosravi, rédacteur en chef du site d’informations Hammihannews (http://hammihannews.com/news/9857 ), a été libéré après un mois de détention en attente de son jugement. Le journaliste a été arrêté le 2 mai 2010 à Téhéran pour « publication de fausses informations », accusé d’avoir posté des témoignages et des reportages montrant les attaques des miliciens islamistes bassidjis contre le campus de l’université de Téhéran le 14 juin 2009, deux jours après la réélection contestée de Mahmoud Ahmadinejad. Plusieurs étudiants avaient alors été gravement blessés et, selon certaines sources, cinq étudiants auraient été tués. Le reportage a été diffusé par le BBC.

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30 mai 2010 - L’arrestation des journalistes continue

Le 25 mai, le journaliste Akbar Azad a été arrêté à son domicile à Téhéran par plusieurs hommes en civil. Collaborateur du magazine Varlighe et de l’hebdomadaire Yarpagh, l’un des journaux azéris les plus importants du pays, il avait déjà été arrêté le 10 septembre 2008 et avait passé cinquante jours à l'isolement dans la section 209 de la prison d’Evin. Il avait été libéré suite au versement d’une caution de 50 millions de tomans.

Actuellement, deux autres journalistes azéris sont toujours emprisonnés : Said Matinpour, journaliste de l’hebdomadaire Yarpagh en langue azéri, arrêté le 11 juillet, souffre de problèmes respiratoires et ne bénéficie pas du suivi médical nécessaire ; et Rahim Gholami, collaborateur pour plusieurs journaux locaux dans la ville d’Ardabil (nord-ouest de l’Iran), en détention depuis le 29 octobre 2009.

Deux autres journalistes Ramin Jabary et Mostafar Jamishidei arrêtés le 15 mai ont été libérés le 17 mai et 27 mai, provisoirement en échange du versement de 15 millions de tomans de caution et en attente de leur jugement.

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Mazyar Khosravi, rédacteur en chef du site d'informations Hammihannews (http://hammihannews.com/news/9857 ), a été arrêté le 2 mai 2010 à Téhéran, suite à une plainte déposée par l’Université de Téhéran. Le journaliste est accusé de « publication de fausses informations » pour avoir posté des témoignages et des reportages montrant les attaques des miliciens islamistes bassidjis contre le campus de l’Université de Téhéran le 14 juin 2009, deux jours après la réélection contestée de Mahmoud Ahmadinejad. Plusieurs étudiants avaient alors été gravement blessés et, selon certaines sources, cinq étudiants auraient été tués. Voir le sujet de la BBC

http://www.youtube.com/watch?v=_GVfGLJO4Iw&feature=player_embedded <http://www.youtube.com/watch?v=_GVfGLJO4Iw&feature=player_embedded>

Reporters sans frontières a également appris la libération provisoire, en attente de leur jugement, de plusieurs blogueurs et journalistes :

Mojtaba Gahestoni, directeur du site http://sokhango.blogfa.com <http://sokhango.blogfa.com>, arrêté le 2 mars 2010 et libéré le 4 avril 2010

Said Jalali, blogueur et collaborateur du Comité des rapporteurs des droits de l’homme, arrêté le 1er décembre 2009 et libéré le 29 mars 2010

Said Kalnaki, blogueur et membre du Comité des rapporteurs des droits de l’homme, arrêté le 1er décembre 2009 et libéré le 13 mars 2010

Foad Shamss, blogueur, arrêté le 30 novembre 2009 et libéré le 10 mars 2010.

"Nous sommes en prison parce que nous sommes journalistes"

A l’occasion de la Journée internationale de la liberté de la presse, le 3 mai 2010, une vingtaine de journalistes emprisonnés ont signé une lettre ouverte, qui a circulé sur le Web, afin de protester contre leur détention : « Cette année, nous les blogueurs et les journalistes, nous fêtons la Journée internationale de la liberté de la presse en prison. Nous sommes emprisonnés, condamnés à des peines injustes pour avoir voulu informer, pour avoir écrit des articles, réalisé des interviews et participé au débat sur la liberté et la démocratie. Pour avoir purement simplement rempli notre devoir journalistique ».

Par ailleurs, Reporters sans frontières a été informée de la libération provisoire, le 3 mars, d’Ali Mohammad Islampour, rédacteur en chef du journal réformateur Navai Vaghat, arrêté le 3 fevrier, et, le 5 avril, d’Omid Montazeri, journaliste pour les journaux réformateurs Shargh et Kargozaran.

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29 mars 2010 - Libérations et permissions sélectives

A l’occasion du nouvel an iranien, plusieurs journalistes et blogueurs ont été libérés provisoirement en attente de leur jugement, ou ont obtenu une permission.

Le 28 mars, Sasan Aghaei, journaliste au quotidien Farhikhteghan a été libéré, après 120 jours détention contre le versement d’une caution.

Reporters sans frontières a également appris la libération, les 18 et 19 mars 2010, de quatre journalistes : Ali Moazemi, journaliste pour les pages “Opinions“ de plusieurs journaux et directeur du blog “Ici et maintenant“, arrêté le 7 mars 2010 ; Kivan Farzin, journaliste de Farhangh é ahangh arrêté le 5 janvier. Les deux journalistes de ce mensuel culturel arrêtés en même temps que Kivan Farzin, Behrangh Tonkaboni, et Arvin Sedaghat Kish, ont été libérés le 28 février.

Le 13 mars, ont été libérés Hamid Mafi, journaliste pour plusieurs journaux locaux et nationaux, notamment Hadiss Qazvin et Farhangh Ashti dans la ville de Qazvin (nord du pays), arrêté le 9 février 2010, Ehsan Mehrabi, journaliste du quotidien Farhikhteghan, et la journaliste et blogueuse Naimeh Dostar.

Les autorités juridiques ont accordé des permissions pour trois journalistes : Bahaman Ahamadi Amoee, Kivan Samimi Behbani et Saide Lylaz, détenus depuis juin 2009 et condamnés à des peines de 3 à 6 ans de prison ferme.

Toutefois, plusieurs autres journalistes, pourtant dans une situation préoccupante, ont été privés de leur droit de visite, ou n’ont pu obtenir de permission. C’est le cas de Masoud Lavassani, journaliste et blogueur arrêté le 26 septembre et condamné en décembre 2009 à 8 ans de prison ferme. On peut également citer l’exemple de Mehdi Mahmoudian, défenseur des droits de l’homme et journaliste réformateur, arrêté le 16 septembre. A la demande des familles de ces journalistes, Reporters sans frontières n’avait pas ajouté le nom de ces professionnels des médias dans le baromètre.

Emadoldin Baghi, journaliste et figure emblématique de la défense des droits de l’homme en Iran, n’a pas eu le droit de passer le nouvel an avec sa famille, malgré le versement d’une importante caution.

L’état de santé de Nader Karimi, journaliste pour plusieurs titres comme Gozaresh, Feker et Syasat rouz, est quant à lui très préoccupant. Il souffre de plusieurs maladies suite à une blessure remontant à la guerre Iran-Irak (1980-1988). Son état nécessite des soins spécifiques. Arrêté le 21 novembre 2008 à Téhéran pour action contre sécurité du pays et espionnage, il a été condamné à 10 ans de prison ferme par la 28e chambre du tribunal de la Révolution de Téhéran.

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19 mars 2010 – Deux libérations

Le 17 mars 2010, deux journalistes ont été libérés provisoirement et en versant un caution en attendant de leur jugement :


* Akbar Montajabi, journaliste du quotidien suspendu Etemad-e Melli, arrêté le 7 février 2010

* Bahaman Ahamadi Amoee, journaliste du quotidien suspendu Sarmayeh, arrêté le 20 juin 2010

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16 mars 2010

Sussan Mohamadkhani Ghiassvanad, écrivain et journaliste en ligne, a été arrêtée le 11 mars 2010 à son domicile par des agents du ministère des Renseignements, dans la ville de Karaj. Deux jours après son arrestation, la journaliste a pu contacter sa famille. Elle est actuellement détenue à la prison Ghezel Hessar.

Reporters sans frontières a appris la libération, le 13 mars, de trois journalistes et blogueurs :

* Vahid Pourostad, blogueur arrêté le 8 janvier 2010

* Lilli Farhadpour, collaborateur de Meher News, arrêté le 7 février

* Somayeh Momeni, journaliste de Nasim Bidary, arrêtée le 7 février



Ces journalistes ont été libérés provisoirement suite au versement d’une caution, en attente de leur jugement.

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9 mars 2010

Le 7 mars 2010, Ali Moazemi, journaliste pour les pages “Opinions“ de plusieurs journaux et directeur du blog “Ici et maintenant“, a été arrêté après avoir été convoqué au ministère des Renseignements. Depuis, sa famille est sans nouvelles du lieu et du motif de l’arrestation du journaliste.

Le 2 mars, Mojtaba Gahestoni, directeur du site Sokhango (Porte-parole), a été arrêté dans la ville d’Ahvaz.

Reporters sans frontières a appris la libération de quatre journalistes et blogueurs, les 7 et 8 mars :

- Mehrdad Rahimi, blogueur arrêté le 2 janvier, a été libéré le 8 mars.

- Yashar Darolshafa, net-citoyen arrêté le 2 février, a été libéré le 8 mars.

- Ahmad Jalali Farahani, collaborateur de Meher News arrêté le 7 février, a été libéré le 8 mars.

- Zeynab Kazem-Khah, journaliste de l’ISNA, arrêtée le 7 février, a été libérée le 7 mars.



Ces journalistes ont été libérés provisoirement suite au versement d’une caution, en attente de leur jugement.

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5 mars 2010 - Si certains journalistes ont été libérés, les arrestations de journalistes et de net-citoyens continuent

Le 2 mars, le journaliste Abolfazl Abedini Nasr a été arrêté à son domicile par plusieurs hommes en civil dans la ville d’Ahvaz. Les hommes, cagoulés, ont cassé la porte de la maison et ont violement frappé le journaliste. Arrêté le 30 juin 2009, il avait été libéré le 26 octobre, contre le versement d’une caution de 300 millions de tomans (270 000 euros).

Le même jour, plusieurs militants des droits de l’homme ont été arrêtés, parmi lesquels le blogueur et militant des droits de l’homme Naghipour Nasour. Directeur du site http://www.nasour.net/, il a été arrêté à son domicile (Qazvin) par les agents en civil. On ignore toujours les motifs de son arrestation et le lieu de sa détention.

Reporters sans frontières a été informée de la libération de trois journalistes le 3 mars 2010 :

- Noushin Jafari, journaliste d’Etemaad, arrêtée le 3 février

- Reza Norbakhsh, rédacteur en chef du quotidien Farhikhteghan, arrêté le 4 août à Téhéran sur son lieu de travail, et qui a été condamné à six ans de prison ferme pour “participation à des manifestations illégales“ et pour avoir écrit des articles pour les sites d’information Jomhoryat

- Mortaza Kazemian, journaliste pour plusieurs journaux réformateurs, arrêté le 28 décembre 2009, a été libéré après 34 jours passés en isolement de la section 209 de la prison d’Evin.

Le journaliste Said Laylaz a vu sa peine de neuf ans de prison ramenée à trois ans de prison ferme par la cour d'appel de Téhéran. Kambiz Norrozi, responsable du comité juridique de l’Association des journalistes iraniens, condamné, le 17 novembre, à deux ans de prison ferme et à soixante-seize coups de fouet pour “publicité contre le régime et trouble à l’ordre public“, a été condamné en appel à un an prison ferme.

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01.03.2010 - Cinq libérations, deux arrestations, 2 condamnations

Reporters sans frontières a appris la libération de quatre journalistes et blogueurs, le 28 février dernier :

- Abdolreza Tajik, journaliste indépendant et fervent défenseur de la liberté d’expression, collaborant au quotidien Farhikhteghan, avait été arrêté le 28 décembre 2009,

- Behrangh Tonkaboni, journaliste de Farhangh é ahangh, avait été arrêté le 5 janvier 2010,

- Rozbeh Karimi journaliste de Shargh et Kargozaran, avait été arrêté le 2 janvier 2010,

- Mashaallah Shamsolvaezin, porte-parole de l’Association des journalistes iraniens et du Comité de défense de la liberté de la presse, avait été arrêté le 28 décembre 2009.

Ali Hekmet, membre du Comité de défense de la liberté de la presse, arrêté le 2 janvier 2010, a également été libéré le 27 février.

Ces cinq journalistes ont été libérés provisoirement suite au versement d'une caution, en attente de leur jugement.

Cependant, Reporters sans frontières a appris l’arrestation, le 25 février, de la journaliste Henghameh Shahidi, à l’issue de sa convocation au ministère des Renseignements. Elle a été transférée à la prison d’Evin. Deux jours plus tard, elle a été condamnée en appel à six ans de prison et à 50 000 tomans d’amende, par la 54e chambre du tribunal de Téhéran. Son avocat, Me Mostafaei, a déclaré : « La vitesse d’application de peine est étonnante. Le jugement a été confirmé le lendemain même de l’arrestation de la journaliste. »

Henghameh Shahidi avait déjà été arrêtée le 29 juin 2009 et avait passé cinquante jours en isolement dans la section 209 de la prison d’Evin. Elle avait été libérée le 2 novembre 2009 sur décision de la 26e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran en échange du versement d’une caution de 9 000 000 de tomans (8 000 euros).

Le 27 févier dernier, le blogueur Ali Anjam Rooz a été arrêté à son domicile lors d’une perquisition d’agents en civil du ministère des Renseignements. On ignore toujours les motifs de son arrestation et le lieu de sa détention.

Omid Montazeri, journaliste pour Shargh et Kargozaran et collaborateur pour plusieurs journaux, arrêté le 28 décembre 2009, a été condamné, le 30 janvier 2010, à six ans prison ferme par la 15e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran. Son avocat n’a pas pu assister à l’audience.

Kivan Samimi Behbani, journaliste indépendant et ancien directeur du mensuel indépendant Nameh ("La lettre") suspendu en 2005, arrêté le 13 juin 2009, a été condamné, le 2 février, à six ans de prison ferme. Il lui a également été interdit d’exercer des activités politiques et journalistiques. Victime d’importantes pressions pour renier ses engagements humanitaires, il a récemment été transféré dans une cellule individuelle de la section 209 de la prison d’Evin.

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23.02.2010 - Libération des journalistes et blogueurs

Reporters sans frontières a appris la libération des journalistes et blogueurs suivant : Amir Sadeghi, photographe du quotidien Farhangh Ashti, Hassan Zohouri, journaliste de l’agence Mirass Farhanghi, tous deux arrêtés le 8 février 2010, et Farhad Sharfai, blogueur arrêté le 2 décembre 2009 (http://terrace.persianblog.ir). Ces journalistes et net-citoyens ont été libérés provisoirement, entre le 15 et le 20 février grâce au versement d'une caution et attendent leur jugement .

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19.02.2010 - Cinq libérations

Omid Mehregan, journaliste pour les pages d’opinions de plusieurs journaux, a été libéré le 18 février, en attente de son jugement, après 15 jours détention. Mazyar Sameii, collaborateur pour plusieurs revues littéraires, notamment Naghad noo, a été libéré, le 17 février, en attente de son jugement.

Ali Kalai, arrêté 7 février, Ardavan Tarkameh, arrêté le 27 janvier et Parisa Kakaei, journaliste et directrice du blog (http://parisad.blogspot.com/) arrêtée le 2 janvier 2010, ont également été libérés contre le versement d’une caution et en attente de leur jugement.

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17 février 2010 - Les arrestations, orchestrées par le ministère des Renseignements et les Gardiens de la Révolution, continuent en Iran

Foad Sadeghi, directeur du site Ayandenews, a été arrêté le 12 février sur son lieu de travail et transféré dans un lieu inconnu. Ce journaliste en ligne, fondateur du site Baztab (censuré), est un proche de Mohsen Rezaï, ancien commandant des Gardiens de la Révolution et candidat à l’élection 12 juin 2009. Ayandenews a été plusieurs fois bloqué depuis le 12 juin pour avoir publié des informations sur les manifestations et pour non respect des lignes officielles.

Reporters sans frontières confirme les arrestations de quatre autres journalistes.

- le 2 février, arrestation d’Ali Malihi, journaliste du quotidien Etemad à Téhéran

- le 6 février, arrestation de Naimeh Dostar à Téhéran

- le 9 février, arrestation de Hamid Mafi, journaliste de plusieurs journaux locaux et nationaux, notamment Hadiss Qazvin et Farhangh Ashti dans la ville de Qazvin (nord du pays)

- le 9 février, arrestation de Hamid Ghaznavian, journaliste et défenseur des droits des enfants, dans la ville de Qazvin (nord du pays)

Par ailleurs, Alireza Saghafi, directeur du magazine Rah Ayandeh (suspendu en mai 2008) et membre de l’association des écrivains iraniens, a été libéré le 14 février. Ce journaliste a été condamné par le tribunal de la révolution de Téhéran à 3 ans prison ferme. Il avait déjà été arrêté le 1er mai, une heure avant le début des manifestations prévues à l’occasion du 1er mai. Il avait été libéré le 10 juin 2009, contre le versement d’une caution de 70 millions de tomans.

Le 8 février, Mazadk Ali Nazari, directeur du site Les journalistes pour la paix, a été libéré en échange du versement d’une caution, en attente de son jugement. Il avait arrêté le 1er novembre 2009 à Téhéran.

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5 février 2010 - Six nouvelles arrestations : l’Iran dépasse la barre des 60 journalistes et net-citoyens détenus

Le 3 février 2010, Omid Mehregan, journaliste des pages d’opinions de plusieurs journaux réformateurs, et Noushin Jafari, journaliste des pages “arts et littérature“ du quotidien Etemad, ont été arrêtés à leur domicile par des hommes en civil, avant d’être transférés vers un lieu inconnu.

Le 2 février, Kaveh Ghassemi Kermanshahi, journaliste et collaborateur du Comité des reporters des droits de l’homme, a été arrêté à son domicile par des agents du ministère des Renseignements et transféré vers un lieu inconnu.

Le même jour, les deux journalistes Maziar Samiee et Yashar Darolshafa qui collaborent au journal en ligne Sarpiche (site qui n’est plus accessible), ont été arrêtés à leur domicile et transférés dans un lieu inconnu. Mazyar Sameii collaborait également avec plusieurs revues littéraires, notamment Naghad noo.

Le 2 février, le domicile d’un autre collaborateur du site Sarpiche, Ardavan Tarkameh, arrêté le 27 décembre dans la maison d’Omid Montazeri, a été perquisitionné par des agents du ministère des renseignements. Les ordinateurs et des livres ont été confisqués, sa sœur Bahar Tarkameh a été arrêtée et transférée dans un lieu inconnu. Omid Montazeri était l’un des seize prévenus de la nouvelle série de procès qui s’est ouverte le 30 janvier 2010 devant la 15e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran.

Niloufar Lary, journaliste au magazine Chehel cheragh, a été arrêtée le 1er février, après s’être présentée au ministère des Renseignements. Le soir de son arrestation, son domicile a été perquisitionné ; les ordinateurs et des livres ont été confisqués.

Mostafa Izadi, journaliste au journal Etemad-e Melli (suspendu en juillet 2009), a été libéré, le 1er février, après 34 jours de détention contre le versement d’une caution, en attente de son jugement. Azad Lotpoury, directeur du journal en langue kurde et persane Yaneh, a été libéré le 28 janvier contre le versement d’une caution de 40 millions de tomans (environ 30 000 euros).

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29 janvier - Transfert

Masoud Bastani, journaliste au quotidien Farhikhteghan, a été transféré le 24 janvier 2010 dans une prison à l’extérieur de Téhéran.

Arrêté le 4 juillet dernier et détenu depuis à la prison Evine, Il a été jugé, comme de nombreux journalistes dans le cadre des procès « staliniens » organisés à Téhéran, depuis août 2009. Le 1er novembre 2009, il a été condamné à six ans de prison par la 15e chambre du tribunal de la Révolution.

La raison de ce transfert inhabituel n’a pas été révélée ni à son avocat, ni à sa famille. Selon son épouse la journaliste Mahsa Amrabadi, « ils l’ont transféré dans une autre prison pour lui faire subir encore davantage de pression. »

Masoud Bastani a informé sa famille qu’il était « dans une cellule avec quatre autres détenus de droit commun, tous condamnés à la peine capitale. »

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22 janvier - Nouvelle arrestation

Lilli Farhadpour, journaliste et écrivain iranienne, a été arrêtée à son domicile le 21 janvier 2010. Son fils, Behrangh Tonkaboni, rédacteur en chef du mensuel culturel Farhangh é ahangh (La culture et l’Harmonie), avait été arrêté le 5 janvier.

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21 janvier - Avertissement lancé contre 15 journaux

La répression contre la presse continue en Iran. Depuis sa prise de fonction en octobre 2009, Mohammed Ali Ramin, vice-ministre de la Culture et de l’Orientation islamique, a multiplié les avertissements et les menaces à l’encontre des médias, notamment la presse écrite. Ce fidèle conseiller de Mahmoud Ahmadinejad veut imposer le silence aux rares journalistes qui osent critiquer le régime. L’avertissement est la première étape vers la fermeture définitive des journaux. L’« insulte envers le Président de la République » est l’argument juridique le plus souvent utilisé par le ministre pour empêcher la publication de toute critique à l’encontre de Mahmoud Ahmadinejad.

Tehran Emrouz, Arman Ravabet Omoumi, Farhikhtegan, Jomhouri Eslami, Asrar, Etemad, Jahan-e San'at, Poul, Afarinesh, Rouzan Etemad, Etelaat, Tose'e, Rouzan, Mardom Salari et Bahar ont reçu des mises en garde pour avoir publié des déclarations de l'ancien président réformateur Mohammad Khatami ou l'ancien négociateur en chef sur le dossier nucléaire iranien Hassan Rohani, sur la gestion de la crise dans le pays.

Nassrin Vaziri, journaliste de l’agence ILNA, a été libérée le 20 janvier au soir sous garantie d’être présente à l’annonce de son jugement. La journaliste a été arrêtée le 28 décembre 2009 et détenu edans la prison d’Evin. « L’enquête sur son dossier est terminée, aussi a-t-elle été libérée », a déclaré le procureur du Téhéran Abass Jafari Dolatabadi, sans préciser le motif de l’arrestation de la journaliste.

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15 janvier 2010 - Suspension d'un hebdomadaire conservateur

Le 14 janvier 2010, l’hebdomadaire Hemat, publication conservatrice proche du gouvernement, a été suspendu sur demande du procureur du Téhéran pour “insulte envers des responsables haut placés du régime“. C’est la seconde suspension en moins d’un moins pour ce journal, et ce pour le même motif.

Hemat avait publié à la Une une photo de Hashemi Rafsanjani, ancien président de la République, avec autour de lui plusieurs personnalités du régime. Cette photo avait pour légende : « Les hommes de Rafsanjani ».

Hemat avait été suspendu, le 4 février 2009, par la Commission d’autorisation et de surveillance de la presse, organe de censure du ministère de la Culture et de l’Orientation islamique. Deux mois plus tard, le journal avait été à nouveau autorisé.

En outre, le 14 janvier, les deux journalistes du journal Atrak, Mehdi Ghilani et Farshad Azizi, ont été libérés en échange du versement d’une caution de 100 millions de tomans (environ 75 000 euros) en attente de leur jugement. Ils avaient été arrêtés respectivement les 6 et 7 janvier 2010, suite à la manifestation sanglante des étudiants de l’université Ferdowsi à Machhad.

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8 janvier 2010 - Des arrestations quotidiennes

La rafle dans les milieux d’opposition et des médias, orchestrée par le ministère des Renseignements et les Gardiens de la Révolution, continue toujours en Iran.

Reporters sans frontières est consternée par les arrestations de Rozbeh Karimi, Mehrdad Rahimi, Behrangh Tonkaboni, Kivan Farzin, Mehdi Ghilani et Farshad Azizi. L’organisation est sans nouvelles de plusieurs autres journalistes et blogueurs iraniens, qui auraient été récemment interpellés.

Les 6 et 7 janvier 2010, suite à la manifestation sanglante des étudiants de l’université Ferdowsi à Machhad, deux journalistes du journal Atrak, Mehdi Ghilani et Farshad Azizi, ont été arrêtés. Ils sont détenus dans un lieu inconnu.

Le 5 janvier, Behrangh Tonkaboni, rédacteur en chef du mensuel culturel Farhangh é ahangh (La culture et l’Harmonie), et Kivan Farzin, journaliste, ont été arrêtés sur leur lieu de travail. Le siège du journal a été perquisitionné, les ordinateurs et des livres ont été confisqués. Au même moment, la maison de la mère de Behrangh Tonkaboni, Lilli Farhapour, également journaliste et écrivain, a été perquisitionnée par des agents du ministère des Renseignements.

Le 2 janvier, Rozbeh Karimi, journaliste pour les quotidiens suspendus Shargh et Kargozaran, a été arrêté à son domicile avec son épouse Forough Mirzai, par des agents du ministère des Renseignements.

Le 2 janvier, Mehrdad Rahimi, directeur du blog (http://shahidayeshahr.blogfa.com// ), a été arrêtée après avoir été convoquée au ministère des Renseignements. Elle aurait été transférée à la prison d’Evin.

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2 janvier 2010 - Les arrestations continuent à Téhéran

Mohammad Sadegh Javadihessar, éditorialiste du quotidien suspendu Etemad-e Melli, a été arrêté, le 30 décembre 2009. Il avait été convoqué le jour même par le ministère du Renseignement. Son domicile a été perquisitionné pendant sept heures. Le disque dur de son ordinateur et des livres ont été confisqués. Depuis son interpellation, sa famille est sans nouvelles de lui.

Le 1er janvier 2010, Me Nemat Ahmadi, l’avocat des plusieurs journaliste emprisonnés, Mahssa Hekment, journaliste du quotidien suspendu Etemad-e Melli, et Mohammed Reza Zohdi, ancien directeur du journal suspendu Arya, collaborateur de plusieurs journaux réformateurs et membre du Comité de défense de la liberté de la presse, ont été arrêtées et transférés vers un lieu inconnu. Les hommes en civil avaient un mandat d'arrêt au nom d'Ali Hekmet, un autre membre du Comité de défense de la liberté de la presse, mais, un fois sur place, ils ont arrêté les autres personnes présentes. De son côté, Mashaallah Shamsolvaezin, porte-parole du Comité de défense de la liberté de la presse, a été arrêté le 28 décembre à son domicile par des hommes en civil. L'avocat Nemat Ahamadi a été libéré quelques heures plus tard, mais les trois journalistes sont toujours détenus dans un lieu inconnu.

Le 2 janvier 2010, Parisa Kakaei, journaliste et directrice du blog (http://parisad.blogspot.com/), a été arrêtée après avoir été convoquée au ministère du Renseignement. Elle aurait été transférée à la prison d’Evin.

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Récit des violations de la liberté de la presse en temps réel à Téhéran et dans le reste de l’Iran, Août - Décembre 2009

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Récit des violations de la liberté de la presse en temps réel à Téhéran et dans le reste de l’Iran - JUIN 2009

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Récit des violations de la liberté de la presse en temps réel à Téhéran et dans le reste de l’Iran - JUILLET 2009