Actualités

21 février 2002 - Mis à jour le 20 janvier 2016

Levée de la suspension de l'agence privée Net Press


Mise à jour : Le 21 février 2002, le ministre de la Communication Albert Mbonerane, lève la mesure d'interdiction de l'agence Net Press. Selon le ministère, le directeur de l'agence, Jean-Claude Kavumbagu aurait "promis de s'amender". Le journaliste dément avoir tenu ces propos. Communiqué de presse du 15 janvier 2002 : Dans une lettre adressée au président de la République, Pierre Buyoya, Reporters sans frontières (RSF) a protesté contre la suspension de l'agence de presse privée Net Press. L'organisation a demandé au chef de l'Etat de tout mettre en œuvre afin que le Conseil national de la Communication (CNC) s'oppose à cette mesure. "Cette décision, prise par le ministre de la Communication, est totalement arbitraire. Si des infractions à la loi sur la presse ont été constatées, nous ne comprenons pas pourquoi le ministre de la Communication n'a pas saisi la justice", a déclaré Robert Ménard, secrétaire général de l'organisation. "Net Press est connue au Burundi pour son attitude critique vis-à-vis des autorités. Tout porte à croire que l'agence a été suspendue pour cette seule raison", a ajouté M. Ménard. L'organisation a, par ailleurs, demandé l'abrogation de l'article 33 de la loi sur la presse, qui permet au ministre de la Communication de suspendre un média en cas d'urgence. Le 14 janvier 2002, selon les informations recueillies par RSF, le ministre de la Communication a signé l'ordonnance n°580/01/2002 signifiant la suspension sine die de Net Press. L'agence a été sanctionnée en raison du caractère "subversif, diffamatoire, injurieux et mensonger" de ses publications qui portent "atteinte à l'unité nationale, l'ordre, la sécurité et la moralité publics". Cette décision doit être approuvée ou infirmée par le CNC au cours de sa prochaine séance de travail. RSF a rappelé que Jean-Claude Kavumbagu, directeur de Net Press, avait été interpellé et conduit dans les locaux de la police judiciaire de Bujumbura, le 21 décembre 2001. On lui avait reproché d'avoir insulté le procureur dans une dépêche de l'agence de presse électronique Le Témoin. Or, Jean-Claude Kavumbagu ne travaille pas pour ce média. Le Témoin est une agence clandestine qui diffuse des informations par courrier électronique, dont les responsables gardent l'anonymat. Il avait été relâché sept jours plus tard sur ordre du procureur.