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10 juillet 2017 - Mis à jour le 11 juillet 2017

​Le journaliste Omar Ali Hassan libéré ce matin après trois jours de détention illégale au Somaliland

Un soldat dans la capitale Hargeisa, le jour de célébration de l'indépendance du Somaliland, 18/05/2016 ©MOHAMED ABDIWAHAB / AFP

Omar Ali Hassan a été libéré ce matin sans qu'aucun chef d'accusation ne soit retenu contre lui. Il avait été arrêté arbitrairement, le 8 juillet, à l'aéroport d'Hargeisa, au Somaliland, alors qu'il rentrait d'un déplacement professionnel en Somalie.


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Reporters sans frontières (RSF) dénonce fermement l’arrestation de Omar Ali Hassan, samedi 8 juillet, au Somaliland, alors qu’il venait de Somalie où est basé le média pour lequel il travaille. L’organisation appelle à sa libération immédiate.


Le 8 juillet 2017, le journaliste Omar Ali Hassan, surnommé Omar Serbia, a été arrêté à l'aéroport d'Hargeisa, la capitale du Somaliland, région du nord-ouest de la Somalie qui a déclaré unilatéralement son indépendance en 1991. Le journaliste qui travaille pour la radio télévision Goobjoog a été interpellé alors qu'il venait de Mogadiscio, capitale de la Somalie, où sont localisés les bureaux de son média.


Il est détenu au secret depuis son arrestation sans que sa famille ne puisse le joindre et qu’aucune charge n’ait été retenue contre lui. Les raisons de son arrestation sont à ce jour inconnues.


“Nous dénonçons la détention illégale de Omar Serbia, arrêté sans qu’aucune raison n’ait été invoquée. Cette interpellation procède d’une criminalisation des journalistes qui informent sur la Somalie voisine, déclare Cléa Kahn-Sriber, responsable du bureau Afrique de RSF. Nous demandons aux autorités du Somaliland la libération immédiate du journaliste, et le respect de la liberté de la presse sur son territoire conformément aux lois dont le pays s’est doté.”


RSF avait déjà dénoncé l’arrestation similaire à l’aéroport de Hargeisa d’un journaliste à son retour de Somalie, en février 2017. AbdulMalik Muse Oldon, blogueur et journaliste indépendant, rentrait ainsi d’une visite au président somalien, dans la capitale Mogadiscio. Il a été accusé d’activités anti-nationales, de publication de fausses nouvelles incitant au trouble de l’ordre public, et condamné à deux ans de prison.


Rappelons que la Somalie est classée 167e sur 180 pays au Classement 2017 de la liberté de la presse établi par RSF.