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2 janvier 2009 - Mis à jour le 20 janvier 2016

Le groupe radical La Piedrita commet un nouvel attentat contre la chaîne Globovisión le jour de l'an


Reporters sans frontières condamne l'attentat commis le 1er janvier 2009 à Caracas contre le siège de la chaîne privée d”informations Globovisión. Cette attaque a été revendiquée par le collectif radical La Piedrita, qui a déjà signé plusieurs attaques contre des médias réputés pour leur ton critique envers le gouvernement du président Hugo Chávez. “La Piedrita a encore illustré son mot d'ordre délirant, selon lequel certains médias privés seraient des ‘objectifs militaires'. A la suite d'une agression de journalistes de Globovisión, en octobre dernier, le gouvernement avait désavoué l'attitude des militants de La Piedrita. Cette condamnation de principe doit avoir des suites judiciaires et cette nouvelle attaque montre qu'elles ont trop tardé. Les auteurs de l'attentat du 1er janvier doivent être identifiés et condamnés avant qu'ils ne commettent l'irréparable”, a déclaré Reporters sans frontières. Le 1er janvier à Caracas, deux individus circulant à moto ont lancé une bombe lacrymogène en direction du siège de la chaîne Globovisión. Le projectile a explosé sur le toit de l'édifice et son contenu s'est répandu dans un conduit d'air conditionné. Le personnel de permanence a dû évacuer les lieux. Des tracts siglés du collectif La Piedrita, fustigeant Globovisión et le quotidien El Nacional, ont été retrouvés sur place. Groupe radical se revendiquant du “chavisme”, implanté dans le quartier “23 de Enero” à l'ouest de la capitale, La Piedrita a notamment commis, depuis septembre 2008, deux attentats du même type contre Globovisión, un troisième contre le quotidien El Nuevo País, et une attaque contre le domicile de Marta Colomina, journaliste de Globovisión. Le gouvernement avait dénoncé l'”infantilisme politique” de La Piedrita après l'agression d'une équipe de tournage de Globovisión, lors d'une manifestation dans le “23 de Enero”, le 10 octobre. Considérée comme “putschiste” et “traître à la patrie”, la chaîne privée se trouve dans le collimateur du président Hugo Chávez, qui a obtenu contre elle l'ouverture d'une procédure administrative pour “infraction à la loi électorale” à l'issue du scrutin régional du 23 novembre 2008. Cette mesure a été contestée dans les rangs même du Conseil national électoral (CNE).