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13 mai 2013 - Mis à jour le 20 janvier 2016

L'ancien journaliste et opposant Daher Ahmed Farah libéré


Daher Ahmed Farah a été libéré de la prison centrale de Gabode, le 12 mai 2013 à 16 heures. L’ancien journaliste et opposant politique bénéficie d’une liberté provisoire, mais il reste accusé par la justice djiboutienne d’"intelligence avec une puissance étrangère" et d’"atteinte au moral de l’armée". ------- 27.04.2013 - L'ancien journaliste et opposant Daher Ahmed Farah retenu à la prison de Gabode Reporters sans frontières proteste vigoureusement contre la détention, depuis le 23 avril 2013, de l'ancien journaliste et opposant politique Daher Ahmed Farah. Convoqué à la gendarmerie dans l'après-midi, il a été placé en garde à vue puis transféré, le lendemain matin, à la prison centrale de Gabode. Les autorités djiboutiennes le retiennent en vertu d'un arrêt rendu par la cour suprême de Djibouti, le 19 septembre 2004, le condamnant pour "diffamation" en sa qualité de rédacteur en chef et directeur de publication du Renouveau djiboutien. Daher Ahmed Farah, qui vivait alors en exil, avait écopé de trois mois de prison avec sursis, de 20 000 francs de Djibouti d'amende (un peu plus de 100 dollars), et de 3 500 000 francs de Djibouti (environ 20 000 dollars) de dommages et intérêts au profit du général Zakaria Cheik Ibrahim et de cinq femmes militaires. Daher Ahmed Farah s'est acquitté de cette somme, fin février 2013, comme en atteste un reçu signé par Maître Aref Mohamed Aref, avocat à la Cour, dont Reporters sans frontières a obtenu une copie. Mais les autorités djiboutiennes lui demandent apparemment de payer un total de 12 500 000 francs de Djibouti, soit neuf millions supplémentaires. "Daher Ahmed Farah est victime d'une flagrante politique de harcèlement. Tout se passe comme si les autorités étaient déterminées à toujours avoir quelque chose à reprocher à l'ancien journaliste et opposant, alors même qu'il est en règle avec la justice. Nous demandons aux autorités de le relâcher sans délai", a déclaré Reporters sans frontières. Dirigeant du parti d'opposition Mouvement pour le renouveau démocratique et le développement (MRD), Daher Ahmed Farah est rentré à Djibouti en janvier 2013, après plusieurs années d'exil. Il a participé aux élections législatives de février sous la bannière de l'Union pour le salut national (USN, opposition). Depuis son retour, les autorités l'ont interpellé une demi-douzaine de fois. Il a déjà passé un mois en prison, entre le 4 mars et le 10 avril dernier.