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8 janvier 2015 - Mis à jour le 16 juin 2016

Flagellation de Raef Badawi, le vendredi de la honte


Depuis le 5 novembre 2014, le net-citoyen Raef Badawi a été condamné à une peine de 10 ans de prison et 1000 coups de fouet par la justice saoudienne. Reporters sans frontières n’a cessé de dénoncer ce châtiment barbare qui, selon sa femme, pourrait être mis à exécution ce vendredi 9 janvier.

Ce 9 janvier 2015 pourrait être le vendredi de la honte en Arabie saoudite. Le net-citoyen Raef Badawi, en prison depuis le 17 juin 2012, pourrait voir sa peine appliquée et être sévèrement flagellé, selon sa femme Ensaf Haidar réfugiée au Canada, contactée par Reporters sans frontières. Il s’agirait ainsi de la première session de 50 coups de fouets sur les 20 prévues chaque semaine à l’encontre du jeune Saoudien.

“Alors que l’Arabie saoudite a dénoncé l’attentat lâche perpétré hier contre le journal satirique français Charlie Hebdo, elle s’apprête à punir de la manière la plus barbare qui soit un citoyen qui ne faisait qu’exercer sa liberté d’expression et d’information, celle-là même qui a coûté la vie aux journalistes français”, déplore Lucie Morillon, directrice des programmes de Reporters sans frontières.

L’organisation remercie les quelque 14 000 personnes qui ont déjà signé la pétition, et invite les citoyens du monde entier à faire preuve de solidarité en soutenant cet appel afin que le supplice inhumain que s’apprête à vivre Raef Badawi ne passe pas sous silence.