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24 février 2003 - Mis à jour le 20 janvier 2016

Des journalistes empêchés de couvrir le Sommet France - Afrique à Paris


Dans la matinée du 21 février, Nicolas Garriga, cameraman de l'agence APTN (Associated Press Television Network) et Gaël Elissade, motard de la société Motopresse, ont été interpellés devant le Palais des Congrès à Paris alors qu'ils tournaient des images pour un reportage sur le Sommet France - Afrique qui se déroulait dans le bâtiment. Des représentants des forces de l'ordre leur ont interdit de filmer, ont contrôlé leur d'identité avant de les conduire dans un commissariat. Ils n'ont été libérés que quatre heures plus tard. Par ailleurs, le 20 février, une dizaine de journalistes ont été retenus, sans aucune explication, pendant deux heures devant le ministère des Affaires étrangères où ils étaient venus couvrir une manifestation contre la venue du président zimbabwéen en France, Robert Mugabe. Parmi eux se trouvaient, Grégory Roudier et Wan N'guyen, respectivement cameraman et assistant de production pour APTN; Jacques Brinon de l'agence Associated Press photo; David Romeo, journaliste reporter d'images de l'agence Reuters et son motard Pascal Talleux; un cameraman, un preneur de son et un journaliste de SkyNews ainsi que Juliette Errington, leur traductrice; Cécile Feuillâtre, journaliste de l'AFP et au moins deux journalistes du journal anglais Sunday Telegraph. "Les méthodes employées par les forces de l'ordre à l'encontre de la presse au cours du Sommet France - Afrique sont inadmissibles. Quelles que soient les mesures de sécurité prises pour protéger les chefs d'Etat en visite à Paris, les journalistes doivent pouvoir couvrir cette rencontre sans entraves", a déclaré Robert Ménard, secrétaire général de Reporters sans frontières, dans un courrier adressé à Jean-Paul Proust, préfet de police de Paris. L'organisation a demandé à Jean-Paul Proust de bien vouloir lui fournir des éclaircissements sur ces incidents.