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25 septembre 2009 - Mis à jour le 20 janvier 2016

Centième jour de détention pour le correspondant de l'AFP et de RFI à Malabo


Reporters sans frontières réitère sa demande de remise en liberté en faveur du correspondant en Guinée équatoriale de l'Agence France-Presse (AFP) et de Radio France Internationale (RFI), Rodrigo Angue Nguema, lequel est détenu depuis cent jours à la prison de Black Beach, à Malabo. Son procès s'est tenu le 1er septembre 2009, mais aucun verdict n'a pour l'instant été prononcé.

"Après trois mois de détention préventive et plus de trois semaines après son procès, Rodrigo Angue Nguema n'a toujours pas été fixé sur son sort. Cette longue attente est incompréhensible. Nous rappelons que l'incarcération est une sanction disproportionnée pour les cas de diffamation et appelons les autorités à modifier la législation", a déclaré l'organisation.

Le procès de Rodrigo Angue Nguema, unique correspondant de la presse étrangère en Guinée équatoriale, s'est tenu en audience publique, le 1er septembre, à Malabo. Le parquet n'a retenu aucune accusation contre le journaliste et l'annonce du verdict reste en suspens.

Détenu depuis le 17 juin dernier, le journaliste est poursuivi en "diffamation" par le directeur de la compagnie nationale aérienne Ceiba, Mamadou Jaye, pour avoir diffusé une information selon laquelle ce dernier avait fui le pays, en avril, en détournant 3,5 milliards de francs CFA (environ 5 millions d'euros). Le journaliste avait repris des rumeurs circulant sur Internet, qu'il avait recoupées avec des sources locales, émanant notamment de l'aéroport de Malabo. Mais cette information s'est révélée fausse et Rodrigo Angue Nguema l'a reconnu.

Le 18 septembre, une délégation de Reporters sans frontières a été reçue par l'ambassadeur de Guinée équatoriale à Paris, Monsieur Federico Edjo Ovono. A l'occasion de cet entretien, l'organisation a fait part de son souhait de se rendre prochainement dans le pays.