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25 mai 2018

Alicia Díaz González, nouvelle victime des violences contre la presse au Mexique

Julio Cesar AGUILAR / AFP
La journaliste Alicia Díaz González a été tuée, jeudi 24 mai, dans la ville de Monterrey (Etat de Nuevo León). Il s’agit déjà du 5e assassinat de journalistes dans le pays depuis le début de l’année. Reporters sans frontières (RSF) demande une enquête impartiale dans cette affaire et dénonce un climat insoutenable pour la presse mexicaine.

Le corps sans vie d’Alicia Díaz González (52 ans), journaliste pour le quotidien El Financiero, a été retrouvé à son domicile par ses fils, ce jeudi 24 mai 2018 à Monterrey, capitale du Nuevo León (nord du pays). La journaliste a été rouée de coups et des plaies ont été observées sur sa nuque. Aucun objet n’ayant été volé lors de l’attaque, tout porte à croire qu’il s’agit d’une exécution ciblée. La justice du Nuevo León a déclaré que “toutes les lignes d’investigation étaient ouvertes


Après avoir travaillé pour les quotidiens El Norte et La Moneda, Alicia Díaz González avait rejoint le journal El Financiero en janvier 2018. Elle y couvrait les thèmes liés aux activités des entreprises locales, l’immobilier, la fiscalité ou encore les investissements publics. Elle ne traitait pas d’informations ‘délicates’, ont confié ses collègues de travail à l’AFP.


Au vu des premiers éléments de l’affaire, la piste professionnelle doit être privilégiée par la justice du Nuevo León, qui doit au plus vite identifier les commanditaires de cette sordide exécution, déclare Emmanuel Colombié, directeur du bureau Amérique latine de l’organisation. La liste des journalistes assassinés au Mexique s’allonge inexorablement sans que le gouvernement ne prenne de décision courageuse ; la situation devient intenable et la responsabilité du futur président du Mexique pour enrayer cette spirale est immense”.


Alicia Díaz González est en effet la cinquième journaliste assassinée en 2018 au Mexique, après Juan Carlos Huerta Martínez le 15 mai, Leobardo Vázquez, le 21 mars, Pamika Juan Montenegro le 5 février et Carlos Dominguez Rodriguez le 13 janvier.


Le Mexique est le pays en paix le plus meurtrier pour les journalistes, et se situe à la 147e place sur 180 au Classement mondial de la liberté de la presse établi par RSF en 2018.