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Troisième classement mondial de la liberté de la presse (octobre 2004)


L’Asie orientale et le Moyen-Orient sont les pires régions au monde
Pays Note
1 Danemark 0,50
- Finlande 0,50
- Irlande 0,50
- Islande 0,50
- Norvège 0,50
- Pays-Bas 0,50
- Slovaquie 0,50
- Suisse 0,50
9 Nouvelle-Zélande 0,67
10 Lettonie 1,00
11 Allemagne 2,00
- Estonie 2,00
- Suède 2,00
- Trinidad et Tobago 2,00
15 Slovénie 2,25
16 Lituanie 3,00
17 Autriche 3,25
18 Canada 3,33
19 France 3,50
- République tchèque 3,50
21 Bosnie-Herzégovine 3,67
22 Belgique 4,00
- Etats-Unis (territoire américain) 4,00
24 Jamaïque 4,17
25 Portugal 4,50
26 Afrique du Sud 5,00
27 Bénin 5,50
28 El Salvador 6,00
- Hongrie 6,00
- Royaume-Uni 6,00
31 République dominicaine 6,75
32 Pologne 6,83
33 Grèce 7,00
34 Hong-Kong 7,50
35 Costa Rica 7,63
36 Bulgarie 8,00
- Israël (territoire israélien) 8,00
38 Cap-Vert 8,75
39 Espagne 9,00
- Italie 9,00
41 Australie 9,50
42 Chili 10,00
- Japon 10,00
- Namibie 10,00
- Uruguay 10,00
46 Maurice 10,50
- Paraguay 10,50
48 Corée du Sud 11,13
49 Macédoine 11,25
50 Albanie 11,50
- Botswana 11,50
52 Nicaragua 11,67
53 Honduras 11,75
54 Croatie 11,83
55 Grenade 12,00
56 Mali 12,83
57 Ghana 13,50
- Timor-Leste 13,50
59 Thaïlande 14,00
60 Taïwan 14,25
61 Panama 14,50
- Tanzanie 14,50
63 Fidji 16,00
64 Burkina Faso 16,25
- Mozambique 16,25
66 Brésil 16,50
- Equateur 16,50
- Guatemala 16,50
69 Congo 17,50
70 Roumanie 17,83
71 Niger 18,33
72 Madagascar 18,50
73 Burundi 19,00
- Mongolie 19,00
75 Togo 19,50
76 Bolivie 20,00
77 Serbie-Monténégro 20,13
78 Moldavie 20,50
79 Argentine 21,33
80 Sénégal 21,50
81 Chypre (partie Nord) 22,00
82 Kenya 22,25
83 Arménie 23,50
- Guinée-Bissau 23,50
- Seychelles 23,50
86 Ouganda 24,00
87 Liban 24,38
88 Guinée 24,50
- Sierra Leone 24,50
90 Venezuela 24,63
91 Angola 26,50
- Comores 26,50
93 Cameroun 27,00
94 Géorgie 27,50
95 Tadjikistan 27,75
96 Mexique 27,83
97 Afghanistan 28,25
98 Gambie 29,50
- Lesotho 29,50
100 Zambie 29,75
101 Malawi 31,00
- Swaziland 31,00
103 Koweït 31,67
104 Qatar 32,50
- République centrafricaine 32,50
106 Tchad 33,25
107 Kirghizistan 35,25
108 Etats-Unis (en Irak) 36,00
109 Cambodge 36,50
- Sri Lanka 36,50
111 Philippines 36,63
112 Ethiopie 37,00
113 Rwanda 37,25
- Turquie 37,25
115 Gabon 37,50
- Israël (territoires occupés) 37,50
117 Indonésie 37,75
- Nigeria 37,75
119 Tonga 38,17
120 Inde 38,50
121 Jordanie 39,13
122 Malaisie 39,83
123 Liberia 40,00
- Pérou 40,00
125 Haïti 42,13
126 Maroc 43,00
127 Autorité palestinienne 43,17
128 Algérie 43,50
- Egypte 43,50
- Somalie 43,50
131 Kazakhstan 44,17
132 Soudan 44,25
133 Guinée équatoriale 46,25
134 Colombie 47,38
135 Yémen 48,00
136 Azerbaïdjan 49,67
137 Emirats Arabes Unis 50,25
138 Mauritanie 51,00
- Ukraine 51,00
140 Russie 51,38
141 République démocratique du Congo 51,50
142 Ouzbékistan 52,13
143 Bahreïn 52,50
144 Bélarus 54,10
145 Djibouti 55,00
146 Bhoutan 55,83
147 Singapour 57,00
148 Irak 58,50
149 Côte d’Ivoire 60,38
150 Pakistan 61,75
151 Bangladesh 62,50
152 Tunisie 62,67
153 Laos 64,33
154 Libye 65,00
155 Syrie 67,50
- Zimbabwe 67,50
157 Maldives 69,17
158 Iran 78,30
159 Arabie saoudite 79,17
160 Népal 84,00
161 Viêt-nam 86,88
162 Chine 92,33
163 Erythrée 93,25
164 Turkménistan 99,83
165 Birmanie 103,63
166 Cuba 106,83
167 Corée du Nord 107,50




Reporters sans frontières publie son troisième classement mondial de la liberté de la presse. C’est en Asie orientale (Corée du Nord, Birmanie, Chine, Viêt-nam et Laos) et au Moyen-Orient (Arabie saoudite, Iran, Syrie et Irak) que la liberté de la presse est le plus menacée. En tête de ce classement, on retrouve majoritairement des pays d’Europe du Nord (Danemark, Finlande, Irlande, Islande, Norvège, Pays-Bas), véritables havres de paix pour les journalistes.


Reporters sans frontières publie son troisième classement mondial de la liberté de la presse. C’est en Asie orientale (Corée du Nord, 167e en dernière position ; Birmanie, 165e ; Chine, 162e ; Viêt-nam, 161e ; Laos, 153e) et au Moyen-Orient (Arabie saoudite, 159e ; Iran, 158e ; Syrie, 155e ; Irak, 148e) que la liberté de la presse est le plus menacée. Dans ces pays, soit la presse indépendante est tout simplement inexistante, soit les journalistes sont soumis à une répression et à une censure quotidiennes. Ni la liberté de l’information, ni la sécurité des journalistes n’y sont garanties. En Irak, la guerre qui perdure est la plus meurtrière de ces dernières années pour la profession (44 tués depuis le début du conflit, en mars 2003).


Il reste malheureusement beaucoup d’autres points noirs dans le monde pour la liberté de la presse. Cuba (166e) est, après la Chine, la plus grande prison du monde pour les journalistes (26 détenus). Depuis le printemps 2003, ces journalistes indépendants croupissent en prison, après avoir été condamnés à des peines allant de 14 à 27 ans de réclusion.


Au Turkménistan (164e) et en Erythrée (163e), il n’existe aucune presse privée. Les habitants de ces pays n’ont aucune autre source d’information que les médias d’Etat, relais dociles de la propagande officielle.


En tête de ce classement, on retrouve majoritairement des pays d’Europe du Nord (Danemark, Finlande, Irlande, Islande, Norvège, Pays-Bas), véritables havres de paix pour les journalistes. Sur les vingt pays les mieux classés, seuls trois (Nouvelle-Zélande, 9e ; Trinidad et Tobago, 11e ; et le Canada, 18e) ne sont pas européens.


D’autres petites démocraties, souvent pauvres, se glissent également parmi les pays traditionnellement les plus respectueux de la liberté de la presse : El Salvador (28e) et Costa Rica (35e) en Amérique centrale, le Cap-Vert (38e) et la Namibie (42e) en Afrique, ou le Timor-Leste (57e) en Asie.


Pour établir ce classement, Reporters sans frontières a demandé à ses organisations partenaires (14 associations de défense de la liberté d’expression dispersées sur les cinq continents), à son réseau de 130 correspondants, à des journalistes, des chercheurs, des juristes ou des militants des droits de l’homme de répondre à 52 questions permettant d’évaluer la situation de la liberté de la presse dans un pays. 167 nations y apparaissent, les autres sont absentes, par manque d’informations.



Note méthodologique

Ce classement permet de mesurer l’état de la liberté de la presse dans le monde. Il reflète le degré de liberté dont bénéficient les journalistes et les médias de chaque pays et les moyens mis en œuvre par les Etats pour respecter et faire respecter cette liberté.


C’est une photographie de la situation à une période donnée. Il tient compte des événements survenus entre le 1er septembre 2003 et le 1er septembre 2004. Il ne prend pas en compte l’ensemble des violations des droits de l’homme, mais uniquement les atteintes à la liberté de la presse.


Afin d’établir ce classement, Reporters sans frontières a réalisé un questionnaire reprenant les principaux critères - 52 au total - permettant d’évaluer la situation de la liberté de la presse dans un pays donné. Ce questionnaire recense l’ensemble des atteintes directes contre des journalistes (assassinats, emprisonnements, agressions, menaces, etc.) ou contre des médias (censures, saisies, perquisitions, pressions, etc.). Il note également le degré d’impunité dont bénéficient les auteurs de ces violations de la liberté de la presse. Ce questionnaire prend également en compte le cadre juridique régissant le secteur des médias (sanction des délits de presse, monopole de l’Etat dans certains domaines, présence d’un organe de régulation, etc.) et le comportement de l’Etat face aux médias publics et à la presse internationale. Il relève aussi les principales atteintes à la liberté de circulation de l’information sur Internet.


Reporters sans frontières n’a pas seulement tenu compte des exactions dues à l’Etat mais aussi de celles de milices armées, d’organisations clandestines ou de groupes de pression.


Ce questionnaire a été adressé aux organisations partenaires de Reporters sans frontières (14 associations de défense de la liberté d’expression dispersées sur les cinq continents), à son réseau de 130 correspondants, à des journalistes, des chercheurs, des juristes ou des militants des droits de l’homme. Un barème établi par Reporters sans frontières a ensuite permis d’attribuer une note à chaque questionnaire. Les conseils et l’assistance de l’Institut de statistique de l’Université de Paris ont permis un traitement plus fiable et plus rigoureux des données recueillies.


Les 167 pays classés sont ceux pour lesquels Reporters sans frontières a reçu des questionnaires remplis par différentes sources. D’autres n’y figurent pas par manque d’informations fiables et étayées. En cas d’égalité entre plusieurs pays, l’ordre alphabétique prévaut.


Enfin, en aucun cas, ce travail ne saurait être pris pour un indicateur de la qualité de la presse.